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 Please don't talk about me when i'm gone

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Ambre Sevastianev

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MessageSujet: Please don't talk about me when i'm gone    Mar 14 Déc - 10:49

My Daddy rocks me

Et le voici, le Consortium le plus décalé de tous ceux qui mêlait les castes. Cette entre-deux époques qui résonnait comme un vieux phonographe rouillé. C'est sûr tout cela avait l'air vieux mais sonnait comme neuf, c'était étrange de se retrouver coincé, entre plusieurs ages, les Cyberpolitains les voyaient certainement comme leur passé vivant, où tout était vieux et obsolète, et les Technologues comme leur futur le plus proche, mais celui où ils ne voulaient pas encore aller.
C'était si déroutant.
Les hommes en trois-pièces et Borsalinos déambulaient dans leurs voitures aux formes rondes et distinguées.
Le maitre mot ici ? Sans hésitation l'élégance de l'entre-deux, celui où l'on porte à la ceinture son bon vieux revolver à barillet, celui où les femmes ont les cheveux portés courts et de savantes mises en pli, où les jupes sont devenues tout aussi courtes que les portes-cigarettes.

La couleur est l'ocre, le brun et le gris, l'odeur est celle de l'essence et de la poudre mêlée aux parfums exquis de ces femmes sophistiquées...

Please don't talk about me when i'm gone

Et c'était avec ceux du consortium que Vladimir avait pactisé ? Pas étonnant pour un vieil homme éprit de beauté...
Ambre marchait, un peu en décalé de ce monde hors du temps, totalement fascinée par les sons et les voix qu'elle entendait, au cœur d'un quartier qu'elle n'avait jamais daigné vraiment regarder, depuis les quelques semaines où elle était arrivée ici. Elle sortait d'une bulle étrange de tradition qui lui paraissait maintenant aliénée et arriérée. Certainement les hauts philosophes s'étoufferaient s'ils l'entendaient penser cela mais... Cela n'arriverait pas. Alors...

La jeune femme s'arrêta à la fenêtre d'un café où des gens lisaient leurs journaux, fumant le cigare dont les volutes de fumée emplissaient la pièce et semblait les faire flotter dans un aquarium fantomatique. Elle sourit à l'un des hommes qui souleva son chapeau comme pour la saluer, son havane entre les lèvres, et disparu dans la foule étrange et disparate, se dispersant dans les rues perpendiculaires entre les hauts immeubles de brique, de béton et de métal.
L'alchimiste leva la tête et constata la hauteur vertigineuse de certains de ces immeubles qui contrastait considérablement avec celles des habitations, plus petites, qui semblaient être des socles de ces géants de pierre.

St Louis Bllues

Baissant les yeux jusqu'à la route, elle aperçu au loin une silhouette familière, grande et droite, aux cheveux blancs. L'homme se retourna, il s'agissait de son grand père qui sortait d'un immeuble aux immenses portes de fer forgé et de verre, descendant les quelques marches des escaliers prenant toute leur largeur.
Auprès de lui un autre homme, entièrement vêtu de blanc. Lorsqu'il tourna la tête, Ambre fut paralysée...

Ces yeux bleus clairs et aquatiques bien plus marqués que les Siens et ces cheveux noirs de jais... Ce port de tête...
Sans aucun doute, il était le père de Seth... C'était étrange, elle était persuadée qu'ils étaient cyberpolitains... Peut être était-ce tout simplement le jeune homme qui préférait siéger à la citadelle.

La légion de gardes du corps qui les entourait faisait passer le cortège pour une veillée funèbre de deux hommes avançant, pourtant encore bien vivant, vers des voitures qui avaient l'air de corbillards.
Elle ne sut pourquoi elle eut cette idée, mais ce visage ne lui présageait que la mort... Et elle n'osa pas approcher, restant là, à distance respectable, observant les véhicules dans lesquelles ils montaient... L'un de ses sourcils se souleva, affichant le doute qui germait en son esprit. Ces hommes avaient tous l'air louches, encore une histoire de gros sous et de magouilles... Dans quoi était-elle embarquée ?...
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Vassili Liekaterinev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mar 14 Déc - 19:16

Vladimir s’engouffra dans la voiture, entouré de ses gardes du corps que Vassili regarda s’éloigner, portant une dernière fois sa cigarette à ses lèvres, retardant le moment de son propre départ. D’un geste du pouce et de l’index il expédiât son mégot sur le trottoir, jetant un coup d’œil circulaire à la grande avenue. La même fille se tenait à quelques mètres de l’immeuble depuis quelques minutes, il l’avait remarquée en sortant. Elle lui rappelait quelque chose…Une parmi la multitude de dossiers à photos qu’il devait traiter pour la SSSR. Il la fixa un instant puis se décida à monter dans la voiture, ordonnant au chauffeur de s’arrêter à la hauteur de la jeune femme…
Lorsqu’il ouvrit la portière elle recula de quelques pas et se figea, visiblement prête à partir en courrant à la moindre occasion. Brune, petite taille, yeux mordorés, vêtements signifiant un mélange subtil avec le Sperandei, quelque chose de familier dans le visage…Ambre Sevastianev. Vassili se pencha légèrement, et souriant s’adressant à l’alchimiste :
« Ne vous inquiétez pas, mademoiselle Sevastianev, ceci n’est pas un enlèvement… »
Il l’invita d’un geste à le rejoindre dans la voiture. «Vous étiez sur le point de rentrer, j’en suis certain. Laissez moi vous raccompagner chez le docteur…
- Je ne…
- J’insiste. »
Elle sembla hésiter puis se décida et vint s’asseoir à ses côtés. La voiture redémarra instantanément sans qu’aucune direction n’ait été indiquée au chauffeur. Il se taisait, mesurant la pression que ce silence imposait à son invité, attendant avec curiosité qu’elle engage la conversation. Enfin elle marmonna :
"Vous êtes le père de Seth, n'est-ce pas ?"
Seth. Les deux jeunes gens s’étaient rencontrés à ce fameux repas de présentation plusieurs années auparavant, Nina lui avait rapporté que la soirée s’était assez mal fini…Vassili s’était alors félicité de ne pas s’y être rendu. Mais Ambre se souvenait-elle de cette rencontre ou avait-elle été en contact avec Seth plus récemment? C’était certainement ça. Seth continuait donc à jouer ses cartes dans son coin…
« En effet et vous, vous avez un don certain pour l’observation ha ha… Je trouve regrettable que Vlad n’ai pas prit le temps de nous présenter…Cela fait plusieurs semaines que vous êtes parmi nous pourtant…Je suis Vassili Nicolaïvitch»
Il s’accouda à la fenêtre, sa main gauche supportant sa tête, et la détailla. Elle n’avait pas grand-chose d’impressionnant, mis à part l’attention qu’elle mettait à éviter de faire entrer en contact son dos avec le siège qui révélait sans doute la marque fraîche de l’un de ces tatouages dont se servaient les alchimistes pour transmuter.
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Ambre Sevastianev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mar 14 Déc - 20:05

L'homme balança sa cigarette d'un geste vif et pénétra dans l'une des voitures, après son grand-père qui ne l'avait pas remarquée... Puis cette même voiture ralentit et s'arrêta, le type en blanc ouvrit la portière et Ambre ne put retenir un mouvement de recul.

" Ne vous inquiétez pas, mademoiselle Sevastianev, ceci n’est pas un enlèvement… Vous étiez sur le point de rentrer, j’en suis certain. Laissez moi vous raccompagner chez le docteur…
-Je ne...
- J’insiste.
»

L'accent Septemtrionin du Technologue lui donnait un charme qui rendit confuse Ambre l'espace d'un instant. Outre sa ressemblance avec Seth, son attitude était totalement différente, tout semblait calculé chez lui, bien moins naturel que Seth, ou du moins, que le Seth avec qui elle avait longuement conversé quelques jours auparavant...
L'invitation relevait plus de l'obligation. L'alchimiste en fut assez contrariée mais garda son air effarouché. Une très bonne technique pour se forcer à passer pour une cruche alors que quelqu'un en qui l'on a absolument pas confiance tente de vous approcher... Simple question de protection.
Elle pénétra à l'intérieur de la voiture, sans grande conviction, mais un refus et une éventuelle fuite auraient pu être stupides et dénués de sens.
Même si l'odeur de la mort l'entourait, elle ne craindrait rien à ce moment précis. Elle prit donc en considération l'offre qui tendait plus à l'ordre, il ne lui laissait guère le choix en vérité.

Quelques secondes de silence s'écoulèrent, la voiture avait démarré et se dirigeait quelque part, mais certainement pas chez Zaihan, il n'avait rien dit au chauffeur.
Regardant la route elle demanda en prenant soin d'éviter les yeux de cette vipère :
"Vous êtes le père de Seth n'est-ce pas ?
- En effet et vous, vous avez un don certain pour l’observation ha ha… Je trouve regrettable que Vlad n’ai pas prit le temps de nous présenter…Cela fait plusieurs semaines que vous êtes parmi nous pourtant…Je suis Vassili Nicolaïvitch."

Aucune réaction d'Ambre qui restait de marbre face au regard insistant de l'homme qui la détaillait, nonchalamment accoudé à la portière. Et pourtant, en un instant, tout se bouscula. La jeune femme prit une profonde respiration et se tourna vers lui, un sourire flatteur sur les lèvres.

"Enchantée, Vassili Nicolaïevitch Liekaterinev.."

Son sourire ne tombait pas mais se fit plus léger et ses yeux se fixèrent à nouveau sur l'avenue. C'était lui le fameux Vassili ?... Ce Vassili là était donc le père de Seth ?
La route défilait à bonne allure, les commerces, les gens, les lampadaires et les sorties de métropolitain se succédaient et ne se ressemblaient pas. Cette fois-ci elle avait enfin la certitude que les "impressions" et dires de Vladimir étaient parfaitement justes. Son sang bouillonnait comme pour l'avertir d'un danger imminent, ce genre de danger que l'on ne pouvait éviter. Vassili, elle ne pourrait que le contourner, l'utiliser, ou bien encore simplement tout faire pour qu'il ne la détruise pas, peu importe ce qu'il était et ce dont il était capable.

Il sentait la mort, mais elle n'était pas intimidée. Il était impensable de lui laisser croire qu'il faisait face à une gamine faible.
C'était juste un simple service rendu à Vladimir, même si la jeune femme ne savait réellement pas quoi faire. Qui plus est, ce physique atypique et ce charisme ne faisaient que la troubler davantage, elle rougit légèrement, puis repensa au visage maintenant parfaitement familier de la femme avec laquelle posait Vladimir sur cette vieille photo en noir et blanc qui trônait au dessus de la cheminée du salon principal.
Tout devenait un peu plus clair que les explications de ce vieux fou qui parlait toujours à moitié pompette de ses alliances et de sa vie... Sophia était la sœur de Vassili qui était le père de Seth, d'où cette étrange alliance entre leurs deux familles... et de cette toute particulière ressemblance entre les trois intéressés.

Ambre secoua légèrement la tête, elle apprendrait certainement beaucoup de choses dans les instants à venir, encore une fois, elle le ressentait au plus profond d'elle, et cette invitation signifierait certainement une petite entrevue privée qui n'aurait rien de simplement cordial entre eux deux...

"Où m'amenez-vous donc ? Ce n'est pas le chemin pour aller chez le Dr Sibiriakov mais plutôt celui du manoir Sevastianev, suis-je l'invité surprise ?"
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Vassili Liekaterinev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mer 15 Déc - 1:00

"Où m'amenez vous donc ? Ce n'est pas le chemin pour aller chez le Dr Sibiriakov mais plutôt celui du manoir Sevastianev, suis-je l'invité surprise?
- C’est à voir. Vous préférez les surprises ou être la surprise ? »

Elle semblait prendre de l’assurance à mesure que les minutes passaient, et cette brusque capacité d’adaptation n’était pas sans rappeler celle de quelqu’un d’autre…Elle semblait avoir opéré un muet rapprochement entre son nom, son personnage et son fils…Fils qui n’allait pas tarder à avoir de ses nouvelles. Comme elle ne répondait rien, semblant mesurer le poids de ses paroles, il enchaîna :

« Voyez-vous… J’hésite fortement entre deux choix, tout aussi distrayant l’un que l’autre par ailleurs. Premièrement rejoindre votre grand-père dans l’immédiat, comme nous l’avions prévu, mais en votre compagnie… Deuxièmement prendre un peu de temps pour… discuter simplement avec vous. Une préférence peut être ?
- Tout dépend ce que vous voulez de moi ou ce que vous désirez savoir…
- Seriez-vous dénuée de toute curiosité personnelle ? Il vous a bien fait dresser, c’est autrement plus efficace que ce que nous obtenons sur Seth…
- La curiosité a tué le chat. Et puis... Les alchimistes n'ont pas à se poser d'éternelles questions, leur instinct leur offre souvent bien plus de réponses que ce que quelques mots ou sous-entendus pourraient leur amener. Donc je dois reformuler ma question, que me voulez-vous ?
- Dites-moi…Simplement…vous savez ce que je fais, ce que mon fils, ma famille font pour votre grand-père ?
- Je vois, c'est donc ça... A vrai dire, non, et je crois que je m'en contrefiche toutefois j'ai à le savoir si j'hérite c'est bien cela ?»

C’était dit avec une telle assurance que s’en était irrésistible, Vassili éclata d’un rire peu flatteur pour l’innocence de son interlocutrice. Se reprenant il lui adressa un large sourire moqueur. Elle ne savait rien, c’était donc ça. L’éloignement, le Sperandei, la discrétion sur son retour…Vlad ne voulait pas la rencarder sur le sujet avant que d’être assuré qu’elle n’aurait plus aucun moyen de le fuir. Quelle image pouvait-elle avoir de ce vieux voleur ? Celle d’un grand père sage mais distend, propre sur lui et bienveillant fabricant de petites pilules miracles ?

« C’est dingue ça, vous ne savez même pas ce qu’on vous envoies foutre ici en fait… »
Il ordonna en Triev au chauffeur de s’arrêter, puis se calla dans son siège et questionna de nouveau :
« Mon fils…est en contact avec vous depuis longtemps ?
- Quelques jours, nous nous sommes simplement croisés au consortium, il ne m'avait pas reconnue.
- Vous mentez Ambre Dimitrievna, et je comprends mieux son silence ces dernières semaines. Regardez par la fenêtre…»

Le décors de la grand-rue s’était effacé, laissant place au quartier populaire délabré du consortium. Les hommes armés avaient perdus leur charme et des imitations d’êtres humains en perdition traînaient leurs fantômes drogués et alcoolisés dans les caniveaux. Il lui désigna d’un geste un petit groupe de femme sur le pas d’un immeubles. Habillées de manière presque aussi élégante que celles du quartier des affaires, mais visiblement pas pour les mêmes raisons…

« Voilà une part des capitaux « vivants » de la Sevastisanev Corporation…Que nous nous en employons à protéger contre la concurrence des alchimistes et des docks. Un type d’action parmi d’autres, qui nécessite des comptables et des juristes, des exécutants, des petits employés…Je suis certain que Vladimir ne saurait tarder à vous faire le rapport détaillé de ses investissements. »

Elle marqua un court silence et demanda d’une voix blanche :
« Et qu'est ce que votre fils protège, lui ?
- Un brusque regain d’intérêt ? Pour mon fils ou pour ce qu’il protège?...Je vous suggère de lui poser la question vous-même. Nous rentrons. »
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Ambre Sevastianev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mer 15 Déc - 11:07

Le borsalino éclata d'un rire moqueur lui rappelant celui de Seth, et lui arracha un discret sourire étirant le coin de ses lèvres, presque imperceptiblement. Il se moquait, ceci dit l'Alchimiste n'était pas à blâmer de ce que lui avait caché le grand ponte Sevastianev.

« Mon fils…est en contact avec vous depuis longtemps ?
- Quelques jours, nous nous sommes simplement croisés au consortium, il ne m'avait pas reconnue.
- Vous mentez Ambre Dimitrievna, et je comprends mieux son silence ces dernières semaines.
»

Étrange diction que celle qui lui avait fait marquer une pause entre "mon fils" et le reste de sa phrase. Était-ce un problème qu'elle aie pu être en contact avec lui ?
Le mensonge ne prit pas, cependant la jeune femme mit quelques secondes à comprendre ce qui l'avait trahie tandis que ce qu'elle lui avait avoué était si spontané et pas aussi faux que ce qu'il en disait. Son silence des dernières semaines ?
Une sorte de cri de victoire silencieux transparu à travers un léger sourire, la situation l'amusa un instant, mais elle fut bien vite tirée de sa rêverie.

« Regardez par la fenêtre…»

Le décor agréable des beaux quartiers du consortium disparu et laissa place à la décadence. C'était ça...
La corruption, les prostituées, et très certainement la drogue, les armes...
Ambre blêmit et se remémora le soir où elle avait rencontré Seth armé dans un casino du consortium cyberpolitain où les jeux d'argent prospéraient, où les indésirables étaient pris à part dans les toilettes. Certainement ses pouvoirs et son nom étaient les seuls à qui elle devait sa survie. Avait-il voulu l'éliminer ?
Certaines idées se lièrent : argent à blanchir, clients, jeux d'argent, et peut être même des meurtres... Il fallait qu'elle s'entretienne avec Vladimir, et surtout avec Lui.

La jeune femme ne fut pas déroutée pour autant mais ne voulait en aucun cas être mêlée à ces histoires.
Rien ne la retenait, elle aurait pu continuer les cycles de transmutateur au Sperandei, devenir à son tour formateur et puissance Alchimiste, faire partie de l'élite.

Soupirant, elle se demandait ce qui était le mieux à faire. Accepter de tremper dans l'avilissement et la perversion de cette mafia qui protégeait les capitaux vivants et peu licites de Vladimir, ou fuir, loin, très loin d'ici. Il était évident que le Sperandei ne serait pas un asile sûr avec Vassili à quelques dizaines de kilomètres d'elle, et en réalité Ambre se sentait comme une souris acculée à un mur, sans autre échappatoire que la gueule de cet immense serpent qu'était la corporation, ou qu'était cet homme à côté d'elle.
Les choses allaient grandement se compliquer, son instinct ne l'avait pas trompée, il fallait qu'elle se méfie. Le nom de Sevastianev la mettrait irrémédiablement en danger.

La voiture arriva jusque devant le manoir qu'elle regardait maintenant comme la trace impie de la trahison de Vladimir auprès des alchimistes. Elle soupira et sortit de la voiture, accompagnée par Vassili, réalisant que la voiture dans laquelle son grand-père était monté était déjà bien garée à sa place.
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Vassili Liekaterinev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mer 15 Déc - 13:24

Il quitta la voiture avec la perspective d’une belle scène de famille en devenir. Il ordonna à son chauffeur d’ouvrir à la jeune femme et de s’assurer que celle-ci rejoigne le bureau de son grand-père. Il balança sa veste au majordome du vieil homme et rentra négligemment dans son bureau, sans prendre la peine de frapper comme à son habitude.

« Elle est mignonne ta petite fille, elle ne te ressemble pas. »

Il se laissa tomber dans le fauteuil en face du bureau, observant le vieil homme qui releva lentement la tête et riva son regard au sien. Sans le quitter des yeux, Vassili tira une cigarette de sa poche et l’alluma, lâchant l’allumette carbonisée sur le tapis brodé de Dystrisia. Son américaine et un sourire au coin des lèvres il adressa une expression de fausse interrogation à Vladimir, qui s’était figé sans doute alerté par l’air trop ravi pour être de bon augure de son interlocuteur. C’est ce moment précis que choisi la jeune femme pour débarquer à son tour, après avoir discrètement frappé. Le vieil homme jeta un dernier coup d’œil mauvais à Vassili avant de lui jeter au visage :

"Casse toi de mon bureau Vassili, et récupère ta putain d'allumette."

Vladimir se leva enfin, l'air plus que contrarié alors qu'Ambre reculait, sur le point de partir. "Toi tu restes !!"
Imitant le patriarche le Septentrionin se leva à son tour, écrasant du pied l’allumette qui s’étala en une sombre tache, et salua d’une pseudo courbette le duo avant de sortir en sifflotant et en claquant la porte. L’effet était particulièrement réussi, il fallait maintenant qu’il se prépare pour esquiver la vengeance probable du vieillard. Dégringolant l’escalier quatre à quatre il récupéra sa veste au vol dans les bras du majordome prit de court…

« Merci mon vieux, je crois que le patron va avoir besoin de ses petits médicaments… »
Et sorti du manoir en réprimant une envie de partir d’un grand rire une fois encore.
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Vladimir Sevastianev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mer 15 Déc - 15:03

C'était incontestablement une mauvaise journée. Les Jonson n'avaient pas fait leur part de boulot, les Dupuis-Morel se retrouvaient sur la paille, leurs investissement coulaient de part et d'autres de ces foutues "firmes" souterraines et Vassili lui collait toujours aux basques.

Il sortit, offrant un faux sourire à ses hôtes, talonné de près par Liekaterinev puis ouvrit la portière de sa voiture sans un mot de plus.
Le chemin fut court, il n'y avait qu'une quinzaine de minutes jusqu'au Manoir. Cependant ces quinze minutes furent longues, d'autant plus que la voiture de Vassili ne suivait pas. Que faisait-il encore ?

Son bureau était impeccable, la femme de ménage avait dû passer, et le tapis était enfin comme neuf, il n'y avait plus la tâche de whisky qu'avait fait ce gros pataud de Gene. Constatant avec humeur sa chaine hi-fi cyberpolitaine à la pointe de la technologie, il se prit à l'allumer et à sélectionner les morceaux de l'orchestre philharmonique alchimiste des étudiants de fin de cycle qui s'était produit l'année auparavant au cœur du Sperandei. Il se rappelait, Ambre était au clavecin, il s'était fait discret, la laissant jouer sans lui signaler sa présence, se contentant d'écouter ces airs familiers emprunts de nostalgie qui lui rappelaient sa mère et son enfance ici même, alors qu'il courrait en culotte courte entre les jambes des domestiques.

Il émit un rire gras et appuya sur play. Il était satisfait d'avoir demandé à des amis cyberpolitains d'enregistrer l'intégralité de ce savant concerto. Même si les hauts Philosophes du conseil n'était en aucun cas d'accord, il su les convaincre en leur rappelant les certains accords tacites qui les liait.
Et puis il aurait été tellement dommage de ne pas profiter de la magie de leurs airs... Après tout.

Concerto du 3 mai 256 - Sperandei Azura

Se servant un fond de cognac, il s'assit à son bureau et commença à traiter les quelques affaires qu'il avait en suspend.
Et la journée s'adoucit... Du moins c'était ce qu'il croyait avant de voir débouler Vassili avec Ambre, sans même qu'il n'aie prit la peine de frapper.

« Elle est mignonne ta petite fille, elle ne te ressemble pas. »

Il regardait le personnage avec un air mauvais tandis qu'il s'affala dans SON fauteuil allumant une cigarette avec une allumette qu'il écrasa sur SON tapis que la femme de ménage venait à peine de terminer de nettoyer parfaitement... Le timbre de sa voix aurait pu faire trembler les fenêtres elle-même, mais pas Vassili.

"Casse toi de mon bureau Vassili, et récupère ta putain d'allumette."

Le vieil homme se redressa, les paumes sur son bureau d'acajou et le regard incendiaire. Qu'avait-il fait cette vermine ? Que foutait-il avec Ambre ?
Il vit d'ailleurs celle-ci du coin de l'œil qui commençait à reculer et intima : "Toi tu restes !"
Et ce petit connard de Liekaterinev ne se priva pas de bien écraser l'allumette sur l'ouvrage couteux qui ornait le sol avant de disparaitre, il avait l'air content de lui.

Sa main fit signe à la jeune fille de s'assoir en un geste presque habituel et involontaire.
La musique tournait toujours, il s'assit à nouveau, prenant une respiration et fouillant dans son tiroir avant d'avaler deux comprimés avec son cognac.

"Tes appartements seront prêts d'ici deux à trois jours. Vassili, qu'est-ce qu'il te voulait ?"

Les mains sous le menton, suspicieux, il fixait de ses yeux gris les opales mordorées qui lui faisaient face...
Peu importe ce qu'il s'était passé, il ferait un coup qui n'oublierai pas de mettre le borsalino en rogne, ça, il pouvait le garantir.


Dernière édition par Vladimir Sevastianev le Mer 15 Déc - 16:07, édité 2 fois
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Ambre Sevastianev

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MessageSujet: Re: Please don't talk about me when i'm gone    Mer 15 Déc - 15:31

Ambre ne demandait pas son reste, elle aurait bien voulu décamper elle aussi mais la volonté de Vladimir était tout autre. Il la somma de rester, puis lui fit signe de s'assoir avant de la fixer.

"Tes appartements seront prêts d'ici deux à trois jours. Vassili, qu'est-ce qu'il te voulait ?"

Elle ne répondit pas immédiatement, se contentant d'écouter les airs familiers qui se jouaient là derrière... La seule et presque imperceptible fausse note de Sandro se répercuta dans ses tympans... Il ne s'agissait pas uniquement de l'air le plus joué par les élèves alchimistes du Sperandei, mais de celui du mois de mai de l'année précédente. Elle soupira..

"Il m'a tout expliqué, pas besoin de tergiverser. Je n'ai pas envie de tremper là dedans. Alors si tu veux me rayer de ton testament et mettre quelqu'un d'autre à ma place ça m'arrangerait."

Puis elle pointa du pouce la chaine hi-fi "C'est une blague ? Comment ce concerto à été enregistré ? Les Hauts Philosophes n'auraient jamais accepté."

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et le voyait clairement s'impatienter. Elle esquiva son regard et se tut, ne réussissant pas à braver l'autorité qu'il lui imposait.

"Déjà tu n'as pas le choix, tu l'apprendras bien assez tôt, ensuite pour le concerto j'y étais. Mais ça te semble peut être aberrant que j'ai pu faire enregistrer votre petite représentation ? Je n'ai jamais eu l'envie ni le temps de m'occuper d'un enfant à l'âge que j'avais cependant je me permets de te rappeler qui t'as mise là bas et t'as permis d'arriver là où tu en es. Alors ne me contrarie pas, s'il te plait Ambre.
- Il y a tout de même une différence entre... L'alchimie, le Sperandei, MA vie, et... Et la prostitution... Quoi encore ? La drogue ? Les armes ? Les meurtres ? Mais je nage en plein cauchemar !!
"

Elle se leva et se dirigea vers Vladimir. C'était un supplice que de laisser les autres décider de sa vie à sa place.

"Écoute... Ce que tu fais, ça me regarde pas, et je ne te blâme pas. Je sais que ça ça existe depuis l'aube des temps, chez vous comme chez nous, mais je ne veux pas faire partie de tout ça...
-Tu n'as pas le choix, tant que je suis vivant ce sera comme ça. Après libre à toi de faire prendre une voie différente à la corporation à ma mort. Mais si c'est ton vœu prépare toi à te faire assassiner par les Liekaterinev, ils protègent leurs intérêts tout en protégeant les miens.
"

Sa main vint se perdre sur son visage, ramenant ses cheveux en arrière. Alors elle n'avait pas le choix ? Le seul serait de fuir tout cela ?

"Je veux juste savoir, comment en es-tu arrivé là ?
-Disons que tout s'est fait au fur et à mesure, j'avais besoin de capitaux, j'ai été aidé par les Liekaterinev, et la corporation avait besoin de vivre. Je ne te mentirais pas en te disant que cela me déplait, je t'avoue que je me contrefiche d'avoir des capitaux vivants comme les putes, vois ça comme si j'empêchais des viols, je me fous des armes illégales, sinon les petites gens ne pourraient pas se défendre des autres, quand bien même c'est aussi nous qui leur fournissons leurs armes, et quant à la drogue tu apprendras vite que les gens en ont besoin. Que cela soit de l'alcool, des cigares ou cigarettes ou bien d'autres substances disons plus... détonantes et chimiques. C'est juste ce qui fait tourner le monde, alors si jouer avec les Liekaterinev peut me permettre de prolonger ma vie pour ne pas qu'on oublie tous ces gens que tu as vu sur les photos cela me convient.
"

Ambre recula et s'assit à nouveau. Elle ne comprenait rien à cette froideur de Vladimir ni aux faits qu'il lui exposait sans gêne. Le pire dans tout cela, les arguments du vieil homme qui étaient tangibles et empreint de logique et de sens.
Et elle était irrémédiablement obligée de se plier à se régime, ou de le fuir définitivement quitte à y laisser la vie...

Un dernier soupir sortit de sa gorge.

"Je n'ai pas le choix que d'accepter et de faire tourner la machine, c'est ça ?
- Je crois bien, petite.
- Et si je m'en vais ?
- On te retrouvera tôt ou tard. Je pense que tu ne t'imagines pas les jouissances de la vie de ceux qui dirigent le monde, Ambre... C'est bien dommage, mais je ne te laisse pas le choix. Tu nous suis ou ce sera vraiment très dangereux pour toi, à cause de Vassili.
"

Ils continuèrent quelques temps leur conversation. Vladimir lui expliquait en somme que même s'il était lié de façon irréversible aux Liekaterinev et faisait lui-même partie d'une forme de mafia, il ne pouvait pas se permettre de faillir à la pérennité de ses multinationales et de son fond de commerce. Bien que cela l'aurait peiné d'avoir à la faire éliminer, il fallait qu'elle comprenne que sur sa décision ou celle de quelqu'un d'autre, si elle décidait de foutre en l'air leur alliance, elle n'aurait pas seulement Vassili sur le dos, mais bel et bien toutes leurs coalitions, qu'elles fussent légales ou non.

"Allez fille, tu es douée et fine oratrice, tu iras loin, si ce n'est pas en mon sens ce ne sera guère plus que dans un cercueil."

Il en était conscient, lui-même la menaçait, mais c'était pour leur bien à tous.



***



Ambre attendait devant le combiné de l’appartement de Zaihan depuis une demi-heure, le petit morceau de papier avec le numéro de Seth entre les mains... Elle avait l'irrépressible besoin de se confier à lui, et ils devaient s'entretenir de certaines choses. Peut être aurait-elle pu accepter et comprendre s'il lui expliquait.
Elle composa le numéro et entendit la tonalité, il décrocha :

« Ambre ? »

Lorsqu’elle entendit sa voix elle sourit, mais son regard était déboussolé. Elle mit quelques instants à répondre, laissant s’installer un silence lourd de sens.

« - Seth... Je voudrais que l’on se voit... »

Sa voix était hésitante et légèrement tremblante. Peut être que si elle ne s’était pas défendue, peut être que si elle n’était pas l’héritière de Sevastianev, il l’aurait fait passer à tabac ou peut être tuer tout comme son propre grand-père avait eu l'aisance de la menacer...
Le besoin d’être près de lui ne collait pas avec ce qu’elle était, quelqu’un d’habituellement solitaire et détaché. Mais que lui traine dans les affaires de son père et de Vladimir l’avait bouleversée plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer.
Avait-il eu le choix ou faisait-il cela par conviction ?

« - Euh...ouais quand ? T'as un problème ?
-On peut dire ça comme ça... Ca commence par Vassili, et ça se termine par Vladimir, peut être que tu les connais ? Dès que tu peux, s’il te plait...
- Je suis chez moi, à la Citadelle je veux dire... Si tu veux venir utilise le pass étudiant que je t'ai filé, arrêt 16 de la ligne C, je t'attendrai...
-D’accord... Je pars.
»


Sa tête cogna contre la table alors qu’elle se laissait retomber. Les questions, les impressions semèrent en elle un doute persistant, martelant sa raison, celle qui lui disait de partir et d’oublier ce grand père à qui elle n’était absolument pas attachée, et encore moins reconnaissante.
Le visage qu’elle observait dans l’immense miroir de la salle de bain était grave. Elle avait besoin de prendre une douche, d’ôter les paroles et les actes sales de Vladimir et de Vassili qui avait empreint sa peau et son cerveau.
Elle enfila un jean et un haut simple, puis ces fameuses rangers au look militaire qu’elle avait acheté quelques jours auparavant. Si Seth était vêtu comme un simple étudiant à la citadelle, il serait peut être idéal de passer inaperçu plutôt que d’arborer les signes distinctifs alchimistes.
Elle ne se contenta que de garder son collier au pendentif d’argent et de grenat, et cette bague à compartiment qui lui était assortie. Le rouge de ces pierres illuminait son allure et son air sombre.
Dévalant les escaliers, elle attrapa une veste et le pass qu’il lui avait prêté avant de soigneusement refermer la porte à clé.

Le taxi qu’elle avait appelé était arrivé et la conduisait au tram de la citadelle. Lorsqu’ils passèrent devant le café où ils s’étaient revus la seconde fois, elle soupira.


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