AccueilCalendrierRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Djazz Dickinson

avatar


Messages : 1859
Date d'inscription : 22/02/2011
Age : 22
Localisation : Range Docks


Age du Personnage : 20
Alignement: Chaotique Bon
Classe - Fonction: Technologue - mécanicienne
MessageSujet: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    Dim 15 Mai - 14:49

Deux semaines avant la HSPS - 5h du matin.

Julev entraîna Djazz vers la grande porte de l'usine. Celle-ci venait d'être ouverte par les contremaîtres dans un bruit de chaînes mal graissées. Se faufilant parmi la centaine d'ouvriers, il atteint l'entrée et poussa la jeune fille à l'intérieur.

- Tu crois qu'il va accepter de me donner un travail ?

Julev pointa sa carte dans la fente, et l'horloge émit un "schlick" sonore. Cet homme d'une quarantaine d'années n'avait pas l'air fatigué comme beaucoup de ses compères. Quelques cernes et des pattes d'oies étaient apparues au coin de ses yeux bleux, les marques d'un sourire s'étaient creusées et faisaient souvent dire à Victoria : "Je crois que plus mon mari vieillit, plus je l'aime." Ce à quoi ce dernier répondait en lui prenant la taille et en lui posant un baiser sur le front.
Il regarda tendrement sa fille, belle plante de dix-neuf ans si pleine de rêves :


- Ne t'inquiète pas, il est content de mon travail, m'a fait monter en grade. Je prends mes fonctions de contremaître aujourd'hui. Il aura une place pour toi. Et puis, tu as déjà beaucoup travaillé. Allons, suis-moi.

Djazz suivit son père, dépassa une chaîne où déjà une quinzaine d'hommes reproduisaient systématiquement le même geste, l'esprit en pause, l'âme en peine et le dos courbé. Ils débouchèrent dans une salle. À cet endroit, les hommes n'étaient pas alignés devant un tapis roulant mais s'agitaient autour d'un prototype. D'une forme indéfinissable, cet objet immense faisait déjà tourner ses engrenages. Trois soudeurs s'acharnaient sur un tuyau de cuivre. Sur une plate-forme, il y avait un jeune homme, peut-être à peu près du même âge qu'elle, qui attira son attention. Il avait l'air terriblement concentré sur son travail. Djazz constata qu'il était le plus jeune de l'équipe. Un autre l'appela, elle put entendre son nom : "Law". Curieux comme nom, pensa-t-elle, oubliant qu'elle et ses frères avaient des noms encore moins communs.

- Ils font quoi, là ? demanda-t-elle.
- Ils mettent au point un système de réacteur plus proche de celui des Cyber, pour obtenir un véhicule hybride plus performant. Normalement il fonctionnera sur terre, dans les airs et sur l'eau. Il permettra peut-être de faire des navettes plus rapides pour les chantiers navals.
- Intéressant... mais je croyais que ça existait déjà ? À la HSPS de l'année dernière, y en a eu !
- Bah oui mais tu te rappelles des accidents, aussi ? Un pilote a été brûlé avant de tomber à l'eau et de se noyer.

Djazz déglutit. c'est vrai que le spectacle avait été pénible. Ce jour là, elle était installée avec Billie sur une des nombreuses rampes et échafaudages installés sur l'eau pour suivre la course. Elle avait vu l'accident. Malgré cela elle avait très envie de pouvoir participer. Elle savait conduire sur terre, mais piloter dans les airs, ça... Sans compter que, il fallait pouvoir mettre au point un véhicule capable de participer à cette course annuelle. Et, à moins d'être surdoué en mécanique, c'était pas du gâteau.

Le bruit des coups frappés par son père sur la porte du bureau du directeur la tira de ses pensées. La porte s'ouvrit, et ils s'avancèrent. Le patron se leva. Il était un peu bedonnant et très bien coiffé.


- Bonjour, monsieur Ashokatoaï ! dit-il d'un air jovial, inhabituel pour un patron d'usine. Asseyez-vous. Il reporta son regard sur Djazz, qui était un peu mal à l'aise... Et vous devez être Djazz, n'est-ce pas ? Savez-vous que vous avez un père dont vous pouvez être fière ?

La jeune fille regarda son père, dans un sourire maladroit.

- Je, heu... oui.

Djazz s'assit sur le deuxième siège, le dos bien droit, les mains sur ses genoux serrés. Le patron fouilla quelques papiers, poussa une ou deux enveloppes avant de croiser les doigts, les avant-bras appuyés sur le bureau.

- Monsieur Ashokatoaï, vous avez demandé du travail pour votre fille. Jeune fille, -il se tourna vers Djazz- savez-vous conduire ? Je veux dire... piloter un véhicule ?

- Euh... Hé bien, je sais conduire une voiture, plutôt bien mais... je n'ai jamais piloté dans les airs.
- Alors vous apprendrez ! J'ai une place pour vous. Il s'adressa de nouveau à Julev. Vous n'ignorez pas l'existence de mon meilleur mécanicien ? Le jeune Joan Lawrence Wright, qui travaille actuellement sur le fameux prototype du récteur amélioré, mmh... S'il travaille à ce prototype c'est pour l'adapter à un véhicule en vue de la High Steam Power Session, qui se déroule dans deux semaines. Le véhicule est déjà bien avancé, mais encore à l'état inachevé. Je finance son travail. Il est excellent mécanicien mais vous n'êtes pas sans ignorer qu'une participation à cette course requiert deux co-pilotes.

Djazz sentait venir la proposition, et eut du mal à rester assise. Son père la regarda, elle regarda son père. Sans se parler ils se dirent : "ma fille, tu vas participer à la course de tes rêves !" "mon papa, c'est grâce à toi. Je gagnerai en ton nom !".
La jeune fille releva les yeux. Elle n'avait pas mis ses lunettes aujourd'hui. Devant elle sur le bureau, elle lut à l'envers un nom sur une enveloppe. Sibérion Collins-Burton. Ce nom la frappa, sans qu'elle sache pourquoi. Elle l'avait vu quelque part, et sentit qu'elle devrait s'en souvenir, qu'elle le rencontrerait plus tôt que prévu. Pourquoi ? Elle n'était jamais venue dans ce bureau, dans cette usine. La voix du patron de son père fit revenir une excitation intense dans son cœur :


- Votre fille travaillera sur le véhicule avec monsieur Wright. Ils formeront une équipe pour la course.

Julev sourit, remercia chaleureusement le directeur, retint des larmes, serra Djazz dans ses bras. Elle était aux anges, mais une petite tache réfreinait quelque peu son enthousiasme.
Ils sortirent tous trois du bureau. Le patron intima à Julev de regagner son poste, avant de conduire Djazz jusqu'à un atelier plutôt spacieux et bien éclairé. Au centre, une masse recouverte d'un drap trônait. À ce moment-là, le jeune homme qu'elle avait apercu sur le prototype fit irruption. Ce devait certainement être Joan Lawrence Wright.


ILLUSTRATION (au stylo):
 
Revenir en haut Aller en bas
J.Lawrence Wright

avatar


Messages : 57
Date d'inscription : 11/09/2009


Age du Personnage : 17
Alignement: Neutre Absolu
Classe - Fonction: Technologue- méchano
MessageSujet: Re: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    Jeu 26 Mai - 1:50

Law était énervé, très énervé. Pas juste un peu pas content et mal aimable comme d’habitude. Non. Vraiment en pétard. C'était pas sa faute à elle...C'était juste que le patron et ses conneries d'idées, ça commençait à bien faire!

***

Déjà à 5h du mat’ la journée commençait mal… Lowell lui avait déposé son clébard la veille en lui annonçant qu’il avait quelque chose à faire dans un endroit où la bestiole serait pas la bien’vnue…du coup cette saleté tournait encore dans leur appart. Et la louve avait décidé de recommencer son cirque d’escorte, du coup Lawrence avait passé plus de 15 minutes à tenter de l’enfermer dans l’appartement sans se faire arracher un bout de bidoche au passage. Si Aaraon n’était pas encore parti Dieu sait où…il aurait pu s’occuper du clébard! Mais non, une fois de plus fallait qu’il soit ailleurs quand c’était pas le moment.

Law avait donc dégringolé l’escalier, d’ores et déjà en retard sur son programme, puis traversé en courrant le chemin qui le séparait de l’atelier…avant de se retrouver bloqué à l’entrée par une sorte de barricade syndicale. Yorick, son d’avantage rouge que rouquin compagnon, s’était alors jeté sur lui en postillonnant des invitations à la révolte. Atterré, JL l’avait laissé déblatérer ses habituels laïus révolutionnaires avant de le repousser gentiment en lui promettant toutes les manifestations qu’il voudrait…mais après les 12h réglementaires de boulot.
C’est qu’il n’avait point envie de perde son gagne pain pour la grande cause sociale! Déjà qu'il allait pointer en retard ce matin…Alors l’Internationale ça passerait après la soupe ce mois-ci!

Et pour couronner le tout, la douce et blonde Angie était venue lui annoncer en souriant qu’elle ne pourrait pas le voir à la fin de la journée pour une obscure raison de changement de tour de service. C’était encore raté pour la soirée en tête à tête quoi… de toute façon la présence du chien de Lowell aurait tout gâché.

Law grogna un soupire, chassant ses mauvaises pensées, et se concentra intensivement sur les fusibles qui lui faisaient face. L’affaire n’était pas simple, la machine devait cumuler un stratoréacteur général et un turboréacteur secondaire pour assurer la longue distance de vol…Seulement voilà, avec les changements de milieu et de volume l’ensemble chauffait trop. Beaucoup trop. Assez pour transformer la nef en feu d’artifice de la fête de la Fédération, c’était dire. Et, pour sûr, le patron ne rigolerait pas si la machine explosait encore à quelques mètres de la ligne d’arrivée.
Il avait déjà éliminé l’hélice en bricolant le système au gaz et diminué la taille de la « chaudière » de secours au steam qui ne servait à rien –en théorie. Mais l’appareil était trop lourd, le système trop compliqué…trop de frottements…et c’était sans compter le poids des copilotes! Ouais, ça allait forcément péter.
JL s’effondra sur la table de travail et se prit la tête entre les mains. Idée…une idée. Pas d’idée. Law était très très très énervé.

« C’est t’y pas Joooaaan qui prend sa pause quand c’est que c’est pas l’heure! Tu marches aux piles comme qui dirait que t’es un cyber ou quoi !?
- M’appelles pas comme ça jtai déjà dit l’Jules! Gueula l’adolescent en se redressent à moitié, son fer à soudé fermement collé dans sa main tel un couteau de boucher. Jvais t’enfoncer ta casquette dans le… »



Avec des piles.

Mais oui bien sûr! Travailler sur la batterie!
C’était comme ça qu’il fallait basculer d’un réacteur à l’autre… Avec les batteries nanosystémiques de la Citadelle! Gain de place…gain de légèreté…On pourrait alors diminuer la quantité de Telifuel! Fallait juste convainc’ le patron que ça allait marcher…et pour ça une seule solution : essayer. Ces batteries ça coûtait la peau des fesses mais Lawrence n’en avait besoin que d’une pour effectuer son teste…ça tombait bien d’ailleurs, parce qu’il n’avait qu’une peau de fesse aussi et que le patron n’hésiterait pas à la lui arracher si ça ratait!
Il lâcha son matériel sans cérémonie et se dirigea d’un pas décidé vers le hangar afin d’effectuer deux-trois calculs histoire que le patron voit que c’était pas de la foutaise et qu’il fallait prendre le risque.

***


A côté du prototype encore planqué sous son drap, se tenait le patron et son énorme ventre gras, ainsi qu’une…jeune femme mal fagotée à l’air curieux. Law se contenta de renifler bruyamment en guise de bonjour et attrapa une règle et un stylet sans prêter plus d’attention à la fille.

« Hem hem. Wright… Je te présente miss Ashokatoaï.
- Bjour. Répliqua-t-il sans lever les yeux du morceau de carlingue dépassant de la bâche.
- Elle est ici pour la HSPS.
- Mais c’est super ça.
- C’est elle qui va piloter.
- Ha ouais d’accord, d’accord, d’ac….WHAT !? »
Lawrence se retourna d’un bond, l’air positivement horrifié, et commença à détailler la « miss Ashokatoaï » de haut en bas. Blonde, pas bien grosse voir plutôt maigre du genre androgyne fragile, pas beaucoup de muscle…D’accord elle avait l’air plutôt éveillée et rapide, mais ça ne lui donnait pas pour autant la carrure d’un pilote. Après quelques longues secondes de battement JL la désigna dédaigneusement du pouce et lâcha :

« Mais c’est qu’une nana ! Une nana qu’a pas une tête à avoir déjà piloté ! »

4

La fille venait de rugir une formule de protestation dont le sens ne parvint qu’à demi-mot aux oreilles de Lawrence. Elle avait l’air genre pas vraiment content. Mais c’était pas son problème à lui.

« Patron !
- ça suffit Wright tu me casses les oreilles. Elle conduit très bien jte dis, et Yorick va lui apprendre à voler.
- A s’écraser ouais! En plus y viendra pas bosser aujourd’hui et…

- Je sais. Tu vas lui montrer l’avancement en attendant et lui expliquer un peu tout ça.
- Mais…Et puis il est où son copilote ! Elle va pas pouvoir gérer ça tout’ seule hein !
- C’est toi, le copilote. »


La brève vie de Joan Lawrence défila devant ses yeux en un instant et s’arrêta sur le problème majeur. Lui, copilote. Lui, le seul mec de cet atelier incapable de supporter le moindre déplacement en aéronef, copilote. Copilote avec une fille maigrelette qu’il connaissait même pas. Copilote à la HSPS. Il allait mourir.

« C’est une BLAGUE !!? Je suis incapaaaable de faire ça! J’vais faire un red-out dès le départ! Jsuis mécano moi! Pas pilote!
- La High Steam ça va trop vite…en cas d’avarie les mécanos à terre ont pas le temps de réagir. Si t’es à bord y’aura pas de problème.
- Mais mais mais…. Maieuh !
- Joan Lawrence Wright… J’ai investi deux fois dans ton génie pour ces courses, et deux fois de suite tes machines ont explosées avant la ligne d’arrivée. Cette fois t’as un intérêt tout personnel à te débrouiller pour qu’elle arrive entière!
- Okay, répliqua JL avec morgue, mais je veux des batteries nanosystémiques! Des neuves! Et au moins une vingtaine !
- Tout ce que tu voudras… j’ai parié gros cette fois. Je compte sur vous deux ! »

Le patron lissa sa moustache puis tapota l’épaule de Law et la joue de la fille avant de retourner de son pas lourd vers la porte de son bureau.
Si même l’argument économique avait échoué alors il ne restait que deux solutions : le chômage… ou le red-out. Le chômage c’était juste pas envisageable pour l’instant, restait…



Il se tourna vers la jeune femme et la scruta avec un air mauvais, puis se décidant à faire un effort un retira ses gants et lui tendit la main :

« On risque d’y passer tu sais…’Fin jvais quand même te montrer ce bazar hein! J’suis Lawrence Wright…tu peux m’appeler Law stu veux. C’est quoi ton nom ? »


[ hrp: les illus au stylo ça rappelle le lycée x')... Si quelqu'un trouve la référence des piles...= D ]
Revenir en haut Aller en bas
Djazz Dickinson

avatar


Messages : 1859
Date d'inscription : 22/02/2011
Age : 22
Localisation : Range Docks


Age du Personnage : 20
Alignement: Chaotique Bon
Classe - Fonction: Technologue - mécanicienne
MessageSujet: Re: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    Jeu 9 Juin - 15:13

Il s'agissait bien de Lawrence. Le patron les présenta, et Djazz détailla le jeune homme. Pas trop grand, pas trop large ni trop maigre... une carrure de mécano, quoi ! Ses vêtements lui plurent instantanément. Il ne lui en fallait pas beaucoup à Djazz, tant qu'il y avait du bon gros cuir, ça le faisait.
Elle commençait à se dire que ce serait un super collègue de travail lorsqu'il s'exclama que c'était "qu'une nana", qui "n'a pas une tête à avoir déjà piloté". Djazz s'énerva. Pour qui il se prend, celui-là ? Elle avait déjà gagné des courses. Moins prestigieuses, mais quand même ! Elle voulut protester :


- Krozbak de tes deux ! J'vais t'montrer si je...

Interrompue par le directeur, la jeune fille préféra la fermer. De toutes façons, si une femme ne pouvait participer, elle ferait comme à la dernière course de motos. Ce jour-là, elle était devenue, une fois de plus, Djohn Ashokatoaï. Elle n'avait plus de tristesse à couper ses cheveux au canif en vitesse avant l'inscription.
Le jeune femme éprouvait de l'incompréhension au fait que les hommes aient imposé leurs lois. Qu'ils croient les femmes faibles et bonnes à surveiller les gosses. Mais Djazz ne se lamentait pas. Jamais. Elle pouvait se déguiser en garçon aussi souvent que possible et gérait cette double identité.
*Je peux être qui je veux* se disait-elle souvent. Et comme sa voix restait plutôt grave et souvent enrouée, cela donnait le change.

Djazz reporta son attention sur la conversation. Le patron avait "misé gros". Et Law exigeait des batteries nanosystémiques. Vingt. Bigre, il n'y allait pas de main morte ! Si le patron lui accordait ça, y avait un gros enjeu ! Elle avait intérêt à s'entraîner.

Le patron lui tapota la joue avant de sortir. Djazz fronça les sourcils. Elle n'aimait pas ça de la part d'un supérieur.


- Y m'prend pour une fillette en sucre ou quoi ?

Law se fit moins énervé et la mit en garde. Djazz savait très bien qu'ils risquaient la mort. Mais c'était une aventure. Une vie sans aventure, ce n'est pas intéressant. Elle haussa les épaules en souriant.

- Bah, faut tenter, quoi ! Et puis, si on gagne, avec le premier prix j'pourrai peut-être faire une formation de pilote... Et ça sera grâce à toi, mais enfin bref, on en a rien à foutre. Bon, tu me le montre cet engin ?

Ils enlevèrent le drap. Djazz siffla d'admiration. L'énorme machine n'était pas terminée et laissait voir ses mécaniques reluisantes. De toute évidence, le patron procurait du matériel de qualité à Law. La garçonne trouva cela curieux. D'habitude les véhicules étaient faits de bric et de broc. Et puis, s'il y avait un enjeu financier, il valait mieux du bon matériel. Comme des batteries nanosystémiques, par exemple...

- Han ! T'es incroyable ! T'as fait tout ça, tout seul ?! P'tain... t'as raison pour les batteries, c'est plus léger... t'as un sacré matos.

Elle regarda son nouveau collègue. Vraiment très doué ! Pas étonnant que le patron cède à ses demandes. Elle frissona, se voyant déjà aux commandes de l'engin. Avec un entraînement intensif, apparement prévu d'après la précédente conversation, elle pourrait le manipuler aussi bien qu'une automobile. Ça n'était pas beaucoup plus lourd, et sûrement plus mobile.


Elle en fit le tour, les yeux brillants comme ceux d'un chat qui a vu un oiseau. Frappant du poing dans sa paume, elle s'exclama :


- On va tous les POURRIR !!!



Puis, réfreinant son enthousiasme, Djazz frotta dans ses mains et dit :

- Bon, alors c'est toi le chef. Tu me dis ce qu'il y a à faire, et le boulot sera fait.


Revenir en haut Aller en bas
J.Lawrence Wright

avatar


Messages : 57
Date d'inscription : 11/09/2009


Age du Personnage : 17
Alignement: Neutre Absolu
Classe - Fonction: Technologue- méchano
MessageSujet: Re: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    Dim 18 Sep - 19:33

[HRP demain j'essaye de relire mon poste et d'illu XD... Si jamais tu veux nous rejoindre Kaser... Smile ]


« Y m'prend pour une fillette en sucre ou quoi ?
- Mouais…on risque d’y passer tu sais…’Fin jvais quand même te montrer ce bazar hein! J’suis Lawrence Wright…tu peux m’appeler Law stu veux. C’est quoi ton nom ?
- Djazz Ashokatoaï.
- …Arf arf ! C’est un nom ça ?
- …
- Fais pas cette tête. En plus t’sais même pas piloter…quelle galère. »

La fille fronça les sourcils, tous les compteurs au rouge, sans doute sur le point d’exploser. Mais elle haussa finalement les épaules et se tourna vers le prototype avant de répliquer :
« Bah, faut tenter, quoi ! Et puis, si on gagne, avec le premier prix j'pourrai peut-être faire une formation de pilote... Et ça sera grâce à toi, mais enfin bref, on en a rien à foutre. Bon, tu me le montre cet engin ?
-Je…ouais ouais… »

Law débarrassa l’engin de sa toile, tout en grognant et en lâchant moult salves de jurons. La lumière du matin, qui par miracle passait encore au travers des verrières crados de l’atelier, faisait étinceler admirablement la taule de la carlingue. Law s’arrêta un instant, fixant avec amour le gros tas de boulons brillants qui lui faisait face, et soupira presque amoureusement. C’était vraiment pas fini…mais putain qu’c’était beau ouvert comme ça, avec toute la machinerie à l’air. La fille siffla entre ses dents et embringua :

« Han ! T'es incroyable ! T'as fait tout ça, tout seul ?! P'tain... t'as raison pour les batteries, c'est plus léger... t'as un sacré matos. »

Il lâcha un court « ouaip » ému puis renifla bruyamment. Djazz s’agita brièvement autour de la machine puis se tourna vers lui, et beugla en écrasant son poing dans la paume de sa main :
« On va tous les POURRIR !!!
-Ou alors on va tous mourir… »

La minute de félicité était passée, le visage de Law s’affaissa. Retour à l’habituelle moue blasée. C’était ben beau tout ça, mais ce coucou là était pas près de s’envoler…Et en admettant qu’il vole fallait pas qu’il s’écrase trop vite…surtout que maintenant c’était pour son cul à lui que ça sentait le roussi.
La fille n’avait rien entendu visiblement, elle matait toujours le prototype en trépignant. Elle frotta vigoureusement ses mains et se tourna tout sourire vers Law :
« Bon, alors c'est toi le chef. Tu me dis ce qu'il y a à faire, et le boulot sera fait. »

Le sourire de Djazz retomba lorsque son regard croisa celui du mécano.
« Enfin voilà…je…suis à ta disposition quoi…
- Et Ben ‘just’ment…tu peux disposer. Y’a rien pour toi ici pour le moment. Faut qu’j’attende les batteries de la Citadelle. »
Il retourna vers l’établis, étala un plan sous les yeux de la donzelle et continua « J’t’explique…tu vois ce truc ? Ben c’est trop lourd…Un boulet pareil t’en fait rien. Mais si tu construits plus léger, ben tu sautes au décollage ou au premier virage. Du coup les batteries ben c’est pour éviter le Steam…Y’a rien à dire, leur technologie à eux c’est 1000 fois la nôtre tu vois! Bon ça aime pas la rouille et ça tient pas le coup, mais bon dieu quand ça part, ça part ! J’en ai pas besoin de beaucoup des batteries 2…ou 3 à tout péter…Et jte transforme cette carlingue en fusée.
- Ben alors quoi ? T’en as même commandé 20 à ton chef !
- Pas b’soin…C’était pour le dégoûter. Mais là il a tellement parié gros que y’a plus rien qui lui fait peur, même pas nous envoyer au casse-pipe. HAAAAA…Bref. Le problème si jfais ça c’est qu’on risque de même pas être autorisé à décoller…Le but c’est de bricoler une machine qui tourne avec nos énergies à nous et un peu d’aide, pas de monter des procédés qui se font déjà tu vois. Si j’utilise ces putains de piles, faut que je trouve à compenser dans le reste du matériel…
- T’as qu’à le faire alors !
- Heeeey ! Ouais bon laisse tomber, jvais te présenter quelqu’un… »


***

Il avait abandonné Djazz quelques heures plus tôt à la fine équipe des mécanos de la grande salle. Pas très doués pour le boulot ces gars-là, mais y’en avaient qui savaient bien se démerder en pilotage. Basile surtout. Lui il avait travaillé comme pilote dans les Docks, c’était un mercenaire, il s’y connaissait bien en aeronef en tout genre, et puis un jour il avait manqué une manœuvre. On l’appelait le boiteux. Une jambe en moins, remplacée par un vieux morceau de ferraille à peine suffisant pour marcher, et la moitié de la gueule en vrac… Mais il avait jamais voulu quitter le métier, alors faute de voler il faisait voler les autres. Pour lui la HSPS c’était plus qu’un objectif.
Il avait accueilli Djazz avec son enthousiasme bourru et s'était sans doute bien occupé d’elle…en espérant qu’elle soit aussi douée que le patron l’disait.

Law regarda la grosse horloge qui approchait des 22h. Il bailla, jeta sa clef à molette sur le tas d’outils, recouvrit le prototype de son drap et sorti avant que le générateur ne coupe le courant dans toute l’usine.
La journée avait été un sacré fiasco. La fille d’abord…puis cette histoire de copilotage. La batterie nanosystémique de teste avait explosée et endommagée une part de la carlingue. De toute façon c’était pas la bonne solution ces batteries. Il se passa la main sur le visage, étalant du cambouis sur ses traits fatigués et se glissa sous la grille qui scellait lentement l’accès à l’atelier de jour. Il faisait déjà nuit, évidemment, et l’air était plutôt froid. Il frissonna et commença à avancer dans la rue, avant de constater que la fille était encore là : assise à la garçonne sur un muret, battant le vide de ses jambes, sa casquette jetés sur le coin du visage.
« Oooh ! qu’es-ce tu fiches là encore ? T’as pas senti l’froid !? t’vas chopper la mort !
- Ben je t’attendais ! L’aut’ !
- Pourquoi faire ?
- Pour causer…
- Okay…Prend ton bardas jte paye un verre, on s’caille ici. »

***

Le pub était encore bondé et empestait la cigarette au goudron, le pétrole des lampes, la transpiration et la fatigue. Des ouvriers vautrés sur le bar taillaient le bout de gras d’une voix éraillée par l’alcool. Les tables étaient occupées par les joueurs, les mercenaires, et par-ci par-là trainaient quelques filles de mauvaise vie. Elles jetaient des regards plein d’espoir aux nouveaux arrivants, espérant enfin trouver quelqu’un pour leur payer de quoi manger.
Law choppa Djazz par le col puis silla jusqu’à un bout de banc encore inoccupé, proche du feu alimenté au charbon qui fumait noir et tachait le plafond. Il commanda deux bières et s’affala sur la table, questionnant mollement :
« Alors de quoi qu’on cause ? C’était bien avec le boiteux ? »
Revenir en haut Aller en bas
Djazz Dickinson

avatar


Messages : 1859
Date d'inscription : 22/02/2011
Age : 22
Localisation : Range Docks


Age du Personnage : 20
Alignement: Chaotique Bon
Classe - Fonction: Technologue - mécanicienne
MessageSujet: Re: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    Ven 23 Sep - 19:31

[dsl, post un peu long qui fait pas avancer les choses, j'essaie de faire les illus le plus vite possible]

Le Boiteux emmena Djazz jusqu'à une immense cour derrière l'usine. Une quinzaine des meilleurs prototypes de la chaîne de fabrication étaient garés là. La jeune fille regarda derrière elle Lawrence repartir vers l'atelier. Maintenant son visage avait l'air aussi blasé que celui du mécano.
Le Boiteux eut un rire gras, posa sa main sur l'épaule de Djazz et s'exclama :
« Il est contagieux, hein !! »
Elle soupira.
« Mais ouais, il est pénible lui, on lui propose de participer à la HSPS et il fait la gueule !!
- Mais comprends le, il n'a pas envie de finir comme ça... »

Basile tapota sa jambe en fer pour illustrer ses propos. Djazz frappa son front de la paume de la main.
- Mais c'est ça la vie, si tu t'éclates pas, ça n'a aucun sens... avoir des sensations fortes, c'est pas ce qu'il y a de mieux ?
- Y a s'éclater et s'éclater. Bon, on va faire un test. Le dispositif et les obstacles sont en place. Tu ne te feras pas mal sur ce parcours, c'est de l'entraînement.

Ils étaient à présent devant un petit modèle léger d’aéronef qui avait déjà visiblement bien servi. Djazz monta dedans, boucla ses sangles de sécurité, enleva sa casquette et mit ses mitaines. Elle frappa du poing sur la carlingue.

- C'est pasque ch'uis une fille.
- Quoi ?
- C'est pasque ch'uis une fille, qu'il fait la gueule et qu'il a peur !! Si j'étais un mec...
- … ça serait pareil. Vous allez risquer votre vie mais contrairement à toi on ne lui a pas demandé son avis. Bon. Moi de toutes façons, que tu sois une fille ou un garçon m'importe peu tant que tu saches bien piloter. Alors, j't'explique. Tu me fais cette boucle, là. Ça déborde sur le terrain vague. Tu passes dans tous les anneaux, celui là là-bas il monte et descend quand on active le mécanisme. Tu passes le pendule aussi. J'le règle sur « lent ». T'as compris ?

Djazz hocha la tête, fit vrombir le moteur, enfonça du pied l'accélérateur et décolla. La poussée colla son corps au fauteuil. Cramponnée aux manettes, elle passa facilement le premier, le deuxième et le troisième anneau. Et pointait à 210 kilomètres heure sur le quatrième anneau, l'anneau mobile. Le Boiteux avait branché le courant et il se mit à monter et à descendre. Djazz fit plusieurs tours pour se préparer avant de le franchir. Ses yeux ne quittaient pas l'obstacle.

Suis ton instinct !

Djazz enclencha la manette du carburateur, appuya sur le champignon et fonça vers l'anneau... l'évitant par la gauche au dernier moment. Elle franchit de justesse le cinquième et se dirigea vers le pendule. Au moment où elle passait celui-ci retomba, éjectant l'engin qui percuta le cadre de l'axe. Elle fit un tonneau, redressa et atterrit dans un fracas devant le Boiteux. Il l'aida à descendre.
Djazz reprit vite ses esprits et attendit le verdict.

« Bon... je trouve que tu te débrouilles vraiment pas mal pour ton âge et ta carrure. Mais je t'avais demandé de passer dans l'anneau qui bouge et pas de le contourner !!
- Ouais, mais c'était risqué de passer dedans alors que j'avais la possibilité de passer à côté.
- Pas sot. Mais tu dois obéir aux ordres !!
- Enfin, si le patron vous demandait de passer de l'autre côté du mur de l'usine par le ventilateur, alors que la porte est ouverte, vous iriez vous faire broyer par obéissance ?
- Mais oui, éviter l'obstacle fait partie du principe fondamental de survie. Dans ce cas pourquoi n'as tu pas fait pareil pour le pendule ?
- J'pouvais pas, il y avait du grillage de chaque côté. 
- Mmh... l'autorité c'est pas ton truc hein ? Enfin, essaye de faire des efforts quand même, ici on aime pas les rebelles. Au sein de l'usine, fais comme Lawrence et t'auras pas de problèmes.
- C'est-à dire : laisse le boss t'asservir sans broncher ? Fit remarquer Djazz d'un air cynique.
- Non. Prends ton boulot à cœur ! Ce gamin fait preuve d'intégrité même si il sait qu'il peut y laisser sa peau... Tu veux la faire cette course oui ou non ? Parce que moi, j'veux que vous la gagnez. Crois moi, t'as l'air bien parti petite, mais je m'demande si tu peux tenir la distance. »

Le Boiteux fit faire à Djazz des exercices et des tests pendant toute la journée, jusqu'à ce qu'elle décide d'attendre Law afin de parler. Ouais, pour qu'une équipe soit efficace faut qu'elle communique. Ou du moins qu'elle essaie, dans ce cas.

C'est ainsi que les deux jeunes gens se trouvèrent installés au fond du pub. Le patron vint à eux et Law commanda deux bières. Il regarda Djazz avec un petit air de curiosité et demanda avec circonspection :
« Deux bières ? et... pour vous... ? »
Se rendant bien compte qu'il n'était pas très sûr qu'elle soit une femme, n'osant dire le mot « mademoiselle » au cas où il s'agirait d'un jeune homme, Djazz sourit en coin. Elle s'amusait du trouble causé chez la plupart de ses interlocuteurs. Elle durcit sa voix déjà enrouée et lança :

« Deux bières, patron ! Une pour lui une pour moi ! Et pis un quignon de pain si vous avez aussi. »

L'illusion était parfaite et le patron, levant un sourcil, opina du chef et s'éloigna.
Djazz éclata de rire, s'appuya contre le mur les pieds sur la table et fouilla dans son sac.

« Alors de quoi qu’on cause ? C’était bien avec le boiteux ? »
- Mouais, c'était super. Il va m'entraîner. Selon lui j'ai déjà de bonne bases.

Elle sortit quelques feuilles de papier manuscrites agrafées et les posa négligemment sous le nez de Lawrence.

- Il t'a fait un rapport de la journée. Tu devrais peut-être être rassuré maintenant, non ?

Pendant qu'elle racontait en résumé ce que le Boiteux lui avait fait faire, Djazz sortit de sa besace un petit paquet en kraft et un sachet en cuir. Elle tira délicatement de l'un un fin rectangle de papier et de l'autre une pincée de tabac, roula avec soin sa cigarette et d'un geste souple et vif gratta une allumette sur la table. Elle regardait à présent avec attention la clientèle du troquet.
Contre le mur d'en face, une femme vêtue de gris vidait une bouteille d'absinthe avant de porter son verre à sa bouche d'un geste mécanique et las. Ses mains rouges et calleuses trahissaient une situation de blanchisseuse. L'effort fait sur sa coiffure pour paraître un tant soi peu élégante était vain : celle-ci retombait lamentablement en fouillis. Djazz pensa qu'elle avait de la chance que sa mère ne soit pas comme ça.



Un groupe de jeunes gens entra : il y avait deux filles et trois garçons, elles en robes colorées et chapeaux cloche ; eux en complets blancs et canotiers. Ils posèrent leurs mentaux chauds sur des chaises et les filles allèrent activer le piano. Puis ils se mirent à danser, emportant quelques ouvriers avec eux. Un accordéon vint se mêler au piano et aux rires, emplissant la salle d'une joie de vivre éphémère.
Djazz reporta son regard sur la femme en gris : sa tête était retombée sur la table. Décidément, cette liqueur verte était un véritable assommoir ! Pas de risques avec les bières qui venaient d'arriver, avec le pain.

- Hé ! T'écoutes quand je te parle ?
Lawrence la foudroya du regard.

- Hein ? Heu, excuse, tu disais quoi ?
- Pff... j'te parlais du moteur ! J't'avais dit que les batteries nano ça allait pas, et qu'on devait exploiter la steam.
- En théorie ça peut paraître évident... lâcha Djazz entre deux ronds de fumée.
- Ouais !! mais nous on doit faire de la pratique.
- Explique moi calmement où est le problème. Ça fait 23 ans qu'il y a une HSP chaque année, et ça fait 23 ans que les participants se pointent avec des trucs un peu mieux chaque année. Ca doit pas être tellement compliqué de faire quelque chose de correct, je veux dire, pourquoi ne pas prendre les bases du zingue gagnant de l'année dernière et l'améliorer ?
- Rhaaa, tu piges rien toi ! S'énerva Law. Le but c'est d'obliger les Technologues à innover en mécanique, il est pas forcément possible de récupérer le modèle gagnant de l'année dernière, ce s'rait trop facile !!
- Ouais mais si on continue d'évoluer en mécanique, on finira tous cyber !!

« Il est pas forcément possible de récupérer le modèle gagnant de l'année dernière » Hééé mais !! Attends... Djazz se souvint brusquement de qui il s'agissait sur l'enveloppe.

"Sibérion Collins-Burton, c'est bien le président de la HSP non ? Il correspond avec le patron. Et si... ils s'étaient arrangés pour que le patron ait des infos sur le véhicule gagnant de l'année dernière... c'est ça. Le président détient les plans de fabrication, tout ça puisque les concurrents doivent déposer un dossier. Il s'arrange avec le patron, le patron s'arrange pour que tu aies des infos, tu fabriques une méga-aéronef de la mort, on gagne, il touche une petite fortune, ils se la partagent et..."

Le regard enthousiaste de Djazz croisa celui de Lawrence, complètement largué et qui visiblement était en train de se demander si elle ne devrait pas aller à l'asile.

- T'es sûre qu'y a que du tabac là-dedans ?
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs    

Revenir en haut Aller en bas
 

[Djazz et Law'] HSP Session 257 - préparatifs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

+
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blend Awake :: Technopolis - Secteur des Technopolitains :: Factory Park-
Sauter vers: