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 Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.

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Ethan Millers

Ethan Millers


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MessageSujet: Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.    Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.  EmptyVen 21 Sep - 10:32

(Suite de >là<)


18 : 47

Casino « Minuit Moins Deux »


Ethan était là, assit depuis plus d’une heure et demie au milieu de tous ses riches venus gaspiller inutilement leur argent. Habillé d’une chemise blanche et d’un veston brun foncé, pantalon et chapeau assortis, chaussures noires en cuir, le tout acheté chez Vervain la veille, il avait l’impression de baigner dans ce milieu répugnant qu’était la bourgeoisie et que les endroits comme ce casino amplifiaient de façon désinvolte. Il n’était cependant pas venu ici pour critiquer tous ces péquenots mais avait en fait ouïe dire part un employé bien bavard et peu averti que des flambeurs tricheurs sévissaient au casino que tenait Vasken et que cela faisait perdre une somme conséquente à l’entreprise. Dommage que celle-ci fût rattachée au business de père Vassia ….


Il sourit et porta à ses lèvres un verre de whisky en observant la foule dense et huppée qui l’entourait. Les trois roublards étaient doués pour frauder, presque invisibles aux yeux de la sécurité, Ethan était impressionné mais … malheureusement pour eux il fallait être plus que adroit pour échapper au poinçonneur du parrain.


Il les avait déjà repérer à force de rester accoudé au bar, scrutant comme un rapace affamé la moindre faute de geste, le moindre sentiment de tracs, de peur, d’angoisse qu’un tricheur pouvait générer dans un endroit remplit d’argent comme celui là. Il y avait le grand blond, fin, méticuleux, avec un vieil air de fouine qui comptait les cartes au Black Jack aussi efficacement qu’un ordinateur ; un trentenaire, cheveux noirs attachés, potelé, qui secouait des dés truqués à l’autre bout de la salle. Facile à deviner vu la manière obsessionnelle qu’il avait d’incliner légèrement la tête sur le coté lorsqu’il les lançait, cillant de l’œil droit, sans parler du bruit que ces bouts de carré en plastique faisaient lorsqu’ils roulaient sur le tapis vert de la table de jeu. Un son à peine plus prononcé que les dés authentiques… mais qui sonnait totalement faux aux oreilles d’Ethan qui les écoutait bringuebaler depuis 56 minutes.
Et finalement, un homme qui se fondait dans la masse, standard, yeux bruns foncés, cheveux châtains, courts et plaqués en arrière, s’occupant de dupliquer les jetons discrètement et d’en ramener des faux à ses deux compères, histoire de doubler les mises. Il avait suivis ce dernier la veille pour être sûr que ces accusations étaient fondées… et en avait profité pour faire pisser dans leurs pantalons les petits cons avec qui cette ordure bossait.


Maintenant qu’il tenait ces idiots le spectacle pouvait commencer.


Ethan se leva doucement, poussant d’un coup d’épaule violent le tricheur aux cheveux plaqués qui passait sur sa droite, faisant dégringoler de son costume les jetons faussés. Un silence gêné se fit sentir entre les deux hommes. Silence que Ethan s’empressa de briser en souriant à pleine dents, l’air idiot, s’excusant platement tout en ramassant les quelques jetons tombés au sol.

- Excusez-moi je suis maladroit.
- …. Ouais, donnez-moi ça.
- Oh, je n’allais pas vous les voler rassurez vous.
- C’est ça.
- Oui, je ferais quoi de faux jetons ?

Les deux autres acolytes tendaient leurs petites têtes mesquines à travers l’assemblée, comme des rats aux aguets tandis qu’Ethan, l’air toujours niais, un grain satisfait, se retira calmement vers le fond du casino.



"Il va paniquer et se griller sans doute tout seul cet imbécile. Laissons le faire et admirons."



Et ça ne manqua pas. Les employés de la sécurité qui avaient vu l’altercation se saisirent dans la minute qui suivit du faussaire puis au compte goutte, des deux autres abrutis qui forcément tentèrent de filer à l’anglaise d’un pas un peu trop pressé.

Bon. Au moins c’est ça de régler. Manque plus qu’à les faire parler et récupérer l’argent détourné.

Ethan s’apprêtait à partir mains dans les poches et clope au bec lorsqu’une femme à l’allure distinguée entra en trombe dans le hall et interpella un membre du personnel d’un geste vif et agacé de la main. Ses cheveux bien que remontés dégringolaient en cascade le long de sa nuque blanche et ses yeux vert émeraude renvoyaient directement à un regard félin, doux mais dangereux. Elle avait l’air de connaître les lieux, son visage … Ah mais oui, Greta de l’Hesperanz. Elle tombait bien !


Faisant volteface, Ethan la suivit discrètement du regard, s’adossant doucement à un pilier de marbre, l’air de rien. La demoiselle trottinait vers la partie de la boutique réservée au personnel… Il allait se passer des choses intéressantes ce soir.


Arrivé à la porte, il passa sans problèmes. Les employés savaient qu’il fallait mieux se tenir tranquilles avec ce gars là et lui ouvrirent donc la porte sans broncher. On entendait la voix mélodieuse de cette douce harpie parlementer de façon plutôt suraigüe dans le bureau de Vasken. Ethan regarda par la porte entrebâillée…. Histoire de suivre la suite des évènements.
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Greta de l'Hesperanz

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MessageSujet: Re: Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.    Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.  EmptySam 22 Sep - 20:04

Il y avait beaucoup d'agitation dans le grand casino. Greta fendit la foule en poussant sans ménagement les gens sur son chemin, sa sacoche à la main. Elle aperçut un des hommes de mains de Vasken et l'interpella. Celui-ci se dirigea immédiatement vers elle.

« Mam'zelle vous tombez bien ! On vient de les chopper. »
« Parfait. »

L'employé guida Greta vers le bureau de Vasken à l'étage. Elle passa devant lui, n'attendant pas qu'il lui ouvre, poussa brusquement la grande porte puis entra et se planta au milieu de la pièce, mains sur les hanches, observant la scène. Les hommes de Vasken, occupés à menacer les tricheurs de leur armes, levèrent la tête puis regardèrent leur patron comme pour lui demander si toutes les entrées de la jeune femme étaient comme celle-là. Greta salua les hommes de mains d'un signe de tête et sans un regard pour les flambeurs assis sur des chaises, se dirigea vers Vasken. Celui-ci lui murmura, l'oeil toujours fixé sur les tricheurs :

« Ils ne veulent pas nous dire où est le fric. Les flingues ne leur font pas peur, j'ai l'impression qu'ils s'en foutent de mourir... »
« Je m'en occupe maintenant ? »

Vasken haussa les épaules pour donner quartier libre à Greta. Le grand bureau de bois sentait le tabac froid, la lumière jaune filtrait par les stores baissés. Côté couloir aussi, sur les fenêtres qui permettaient à Vasken de jeter un coup d'oeil dans la salle principale, les stores étaient à moitié fermés. Greta s'avança au milieu des rais de lumières pour observer les trois acolytes.

Soudain celui qui avait les cheveux attachés se leva et se jeta vers la sortie, renversant sa chaise. Trois des hommes de mains eurent tôt fait de le rattraper et de le coller à nouveau sur sa chaise, canon contre la tempe.

« Maintenez-le », lança la jeune femme tandis que Vasken, appuyé sur son bureau, dans l'ombre, sortait une cigarette d'un étui et l'allumait. Les trois hommes plaquèrent les bras du tricheur grassouillet sur les accoudoirs et l'y menottèrent, tandis que Greta le garrottait avec des lanières de caoutchouc sorties de sa sacoche. Elle planta son regard dans celui du tricheur qui commençait à se demander ce que lui voulait cette femme à qui il ne manquait que la combinaison de cuir et le fouet. Il roula ses yeux en tentant de bouger et tourna la tête vers ses compagnons puis vers les hommes de main :

« C'est... c'est quoi ça ? C'est pas fair-play... »

Greta sourit. Curieux qu' « on » ait fait appel à une personne de caractère aussi faible pour faire ce boulot à riques. Cet homme, de toute évidence, pouvait craquer très vite. Elle sortit un petit étui de fer blanc et l'ouvrit, puis sortit du bout de ses doigts gantés un scalpel en argent. L'outil refléta un rayon de lumière et d'un geste vif et précis, Greta entailla le bras de l'homme juste au dessus du garrot. Le sang commença à couler et le flambeur ricana :

« Vous espérez me faire parler avec une entaille ? »
« Non. Pas vous. » Répondit calmement la jeune femme en rangeant soigneusement son outil.

Pendant ce temps, les deux autres prisonniers se regardaient avec un sourire narquois. Greta resta plantée devant son sujet et soudain il émit un petit cri strident : sa plaie devint verte, la ligne rouge sang de l'entaille se remplit d'une espèce de moisissure luminescente. Le corps entier de l'homme se mit à transpirer et à trembler, ses yeux roulèrent dans leurs orbites, il avait la bouche grande ouverte en silence. Les hommes de mains regardaient la scène avec appréhension, les deux autres prisonniers déglutirent.
Greta ne bougea et fit signe à un des hommes de le bâillonner quand il commença à geindre. Le tissu se révéla utile lorsque les gémissements se transformèrent en cris, puis en hurlements étouffés. L'homme se débattait comme face à des monstres, les yeux exorbités, la peau livide.

Appuyé contre son bureau, dans l'ombre, Vasken n'en menait pas large. Ce n'était pas sa méthode habituelle et il se demanda soudain si cette femme qui fixait d'un regard impassible un homme en train de lutter contre des hallucinations cauchemardesques était bien sa Greta. Il y a moins d'une heure elle était dans son salon, probablement en train de danser sur une symphonie, riant toute seule et attendant qu'il la rejoigne. En observant du coin de l'oeil ses hommes en train de maintenir le bonhomme en proie à ses visions d'horreur, il en vint à se dire qu'il ne la connaissait pas vraiment. Peut-être qu'il n'avait pas pris assez de temps pour elle, peut-être que leurs sorties dans les bars branchés, les défilés Vervain ou les expositions n'avaient pas suffit. Il se rappela le temps pas si lointain où il voguait de mers en mers, temps d’insouciance dont il n'avait gardé que des bracelets de breloques autour du poignet, et une écharpe rouge délavée en ceinture.
Il se rappela soudain que le Parrain attendait son blé. Quand on se met au service de la mafia, il faut renoncer aux envies de vacances et rester concentré sur son objectif. Il n'y a pas de place pour les rêveurs.

Vasken fit quelques pas en direction de la scène de torture mentale, réprima un frisson en posant son regard sur sa maîtresse toujours impassible, puis se concentra sur le voleur. Les deux autres avaient été placés de façon à bien voir chaque détail de la scène, et ils étaient livides devant leur complice qui se débattait comme un dément et dont les hurlements aigus transperçaient le bâillon. Soudain, les cris stoppèrent, l'homme se figea, les yeux injectés de sang, puis sa tête retomba sur sa poitrine : le cœur venait de lâcher.

Le visage de Greta se fendit d'un sourire sadique, les hommes de main évitèrent son regard tandis qu'elle se tournait vers le tricheur blond.
Elle posa un pied sur le bord de la chaise, entre ses jambes longues et maigres, se pencha vers lui et rouvrit le petit étui. Le grand blond jeta un coup d'oeil affolé sur le scalpel et baragouina très précipitamment :

« 27 Creedence Street, t-t-troisième étage porte 9, dans le sac sous le carreau bleu de la salle-de-bains »

Deux hommes désignés d'un signe de tête par Vasken sortirent. Greta leva les yeux vers son amant et sourit. Il resta de marbre. D'un geste elle entailla la peau des deux prisonniers encore en vie, rangea la lame dans son étui, l'étui dans sa sacoche et sortit du bureau. Vasken s'élança à sa suite, prenant le temps de lancer à ses hommes :

« Dès qu'ils se mettent à crier, tirez-leur une balle ! »

Puis il claqua la porte.
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Ethan Millers

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MessageSujet: Re: Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.    Casino Minuit Moins Deux : Les flambeurs.  EmptySam 22 Sep - 22:19

"Impressionnant."

Ethan eut juste le temps de déglutir en constatant que ces gars-là venaient de respirer pour la dernière fois. Il se décala rapidement de l’entrebâillement de la porte en voyant Greta s’approcher, s’adossa au mur froid d’à coté et attendit qu’elle sorte, d’un air aussi naturel qu’un homme peut avoir lorsqu’il est en train de pisser et qu’il patiente. Elle le toisa de son regard froid et hautain lorsqu’elle passa près de lui. Regard qu’il soutenu d’un air détaché en la suivant des yeux lorsqu’elle descendit les premières marches de l’escalier, nerveuse.


"Presque intimidante …" pensa Ethan.


Elle s’arrêta cependant, tout doucement, sa main sur la rambarde, puis tourna discrètement la tête vers lui, lui jetant à nouveau un regard, plus profond et plus mystérieux cette fois-ci, comme si elle essayait d’encrer le visage de cet inconnu dans sa mémoire. Ethan leva un peu le menton, comme pour lui faire remarquer qu’elle l’observait avec un peu trop d’insistance puis, ayant l’air d’avoir retrouver ses bonnes manières, elle détourna ses yeux émeraude de lui, passant une de ses longues boucles derrière son oreille puis disparu, ses talons résonnant sourdement contre le velours rouge sang du tapis qui dévalait les escaliers de bois sombre.


Vasken venait de sortir du bureau en claquant la porte. Il reconnut évidemment Ethan, planté là comme par « hasard ».


- Millers ? Qu’est-ce que tu fais ici ?

Sortit de ses pensées, celui-ci rétorqua d’un air sarcastique.

- Hein ? Oh, rien. Je m’amuse. Ca sert à ça un casino non ?

Il sourit, s’alluma une cigarette sans un mot de plus et d’un pas nonchalant, s’éloigna à son tour de ce corridor qui décidément, lui paraissait de plus en plus morbide, plantant Vasken sans autre explication plus convaincante.



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Vers <ici> la suite de la vadrouille de d'Ethan.

Vers <là>, suite de la course jusqu'à chez Greta.
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