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 Ma première sera la dernière

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Ethan Millers

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MessageSujet: Ma première sera la dernière   Mar 6 Nov - 23:42

Je me rappelle de ma première branlée comme si elle avait eu lieu hier.

Je venais d'avoir 20 ans.

Je voulais aller récupérer quelques informations auprès de Harry sur les transitions et les échanges courants de drogue et d'armes à feu sur le réseau. Je suis passé par la ruelle à coté de la rue Vogiel, celle qui donne directement sur l'appart' de Harry, comme d'hab. Il n'y avait jamais personne, à part quelques clochards puants et des vieux chats morts de faim.

Le lieu parfait pour se faire attaquer me direz-vous?

C'est exact et pourtant, je n'ai jamais eu un seul pépin dans cette ruelle. En y sortant cette fois par contre... je me suis retrouvé face à un molosse énorme, un doberman à la gueule remplie de bave et de crocs. Son maître le tenait en laisse et sa bande de loubards attendait à coté de lui. Je souris, c'était le patron du bar que j'avais corriger la semaine dernière. D'ailleurs il avait toujours le cocard que je lui avais balancer de bon cœur.

Il était énervé. Je m'en fichais sur le coup. Avant qu'il ne lâche ses gorilles sur moi bien sûr. Une manchette dans l'épaule, une béquille, une balayette bien placée dans le tibia. Je me suis vite retrouvé à terre, même pas le temps d'esquiver. Et les jambes bien démolies pour le coup. A quatre contre un ...

Le plus gros était fait. La suite allait être évidente. Etrangement, je savais ce qui allait m'arriver mais je ne pouvais m'empêcher de rire jaune. Je me retrouvais là, dans la boue, comme lorsque j'étais gamin dans la rue et que je n'avais plus aucune raison de me battre pour vivre, me laissant me faire tabasser par plus gros que moi pitoyablement.

Des grands coups de pied et de barre à mine dans les côtes....

Je sens encore la sensation du fer me mordant la chair au jour d'aujourd'hui et en y repensant d'ailleurs, je ne peux m'empêcher d'avoir un désagréable frisson dans le dos.

Je gémissais car je sentais au fur et à mesure des frappes que ma cage thoracique s'enfonçait et que déjà trois côtes avaient cédé sous la puissance des contrecoup. Comme si ça ne suffisait pas, l'autre pédé avec son chien de cirque là, il souriait en me mettant ses godasses à deux balles dans la gueule. Je pouvais à peine lever les yeux vers lui pour voir sa sale tronche satisfaite. C'était vraiment pas mon jour.

Incapable de bouger, les côtes en miettes, l'estomac dans les talons, le nez prit par cette sale odeur de sang mélangé à l'humidité du crachin et de la terre. Je couinais comme un vulgaire clébard quand ils me laissèrent enfin vomir ce qui restait de mes tripes. J'pensais que c'était finit à ce moment là. Je voyais pas à part me tuer ou m'arracher une jambe ce qu'ils pouvaient me faire de plus. Vous non plus hein ?

Et bien, ce salopard après avoir bien exciter son mâtin l'a lâché sur moi. Il s'est acharné sur mon épaule à défaut de pouvoir choper ma gorge. Je pensais pas avant ça qu'un chien pouvait avoir autant de force. Il tirait tellement fort sur mon trapèze qu'il m'arrachait presque le muscle et tout ce que je pouvais faire pour me défendre était de lui mettre des coups de poings dans le museau. Histoire d'avoir quelques secondes de répit. Pour couronner le tout, frapper dans cette sale bête la rendait juste encore plus tenace et furieuse. Moi aussi d'ailleurs... Mais vu l'état dans lequel j'étais, c'était clairement le cerbère qui avait l'avantage. Il schlinguait d'la gueule en plus et grognait sa sale haleine sur moi en resserrant sa mâchoire dans ma chair, me bavant dessus comme si j'étais un énorme steak.

Sale souvenir hein...

Après 15 minutes acharnées j'ai réussis à lui bloquer la nuque, enfin. Je lui ai fais craquer sans pitié. Et sans réfléchir faut dire. Il couina puis son corps me tomba dessus bien lourdement. C'est mes côtes qui me rappelaient qu'il était lourd. Son maître et ses subordonnés avaient disparus. Poussant le corps du bestiaux à coté de moi, je repris mon souffle, enfin. Le chien, il me faisait penser à moi, sale, affamé, les yeux brillants, le regard vide. Je me relevais, je voulais pas y penser.

Evidemment je suis pas rentré dans un état très glorieux chez Vassia. Je ne me rappelle même plus de quelle façon j'ai pu traîner ma carcasse jusqu'à la maison sans perdre un os en route. Lui, il était furieux. Il me vit rentrer en boitant et en gémissant. C'est une des rares fois ou je vis son visage se décomposer et devenir plus pâle qu'il ne l'était d'ordinaire. Il m'aida à marcher, me coucha sur mon lit et s'occupa de moi, pestant en septentrionin. Après avoir enlever le plus gros de mes habits boueux et ensanglantés, il sortit de la chambre. J'étais secoué et je somnolais déjà pas mal à ce stade là il faut l'avouer, mais je me souviendrais toujours avoir entendu sa voix tremblante de colère appeler Nina. Elle était entrée dans la chambre d'un pas agacé avant de hurler en me voyant, liquéfiant ce qui me restait de cervelle pendant que Vassili criait de plus belle en descendant les escaliers jusqu'au rez-de-chaussée.

Le reste, je ne m'en souviens plus. Mis à part que j'ai énormément dormis, que j'avais une sale fièvre et que Nina s'occupait bien de moi et avec patience, malgré tout.

La suite ?

Et bien, une fois retapé, Vassili me proposa de me venger de cette ordure une bonne fois pour toutes. Je voyais dans ses yeux que sa colère n'était pas redescendue malgré les quelques semaines qui s'étaient écoulées. Il n'oubliait rien. Il voulait lui faire payer le prix fort... Autant que moi.
Ce pauvre type, il n'imaginait pas les conséquences de sa petite correction déloyale à mon égard. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'éprouvais de la rancœur envers quelqu'un et toute la colère que Vassili cachait sous ses airs calmes bouillonnait en moi et se matérialisait par un rictus glauque. Je mis ma cravate turquoise et aussi insensiblement qu'une porte de prison, je lançais d'un ton haineux un : Avec plaisir, à sa proposition.

En y repensant, c'est à partir de cette histoire que je me suis dis que ce genre de chose ne m'arriverait plus jamais. Je ne veux plus repenser à ce chien. Je ne veux plus repenser à ce que j'étais. C'est pourquoi je ne laisse plus le temps aux mecs qui pissent plus haut que leur cul de me devancer ou même d'essayer d'anticiper ce que je veux faire. Les chiens qui n'obéissent plus, je leur craque la nuque. Et c'est mieux ainsi.

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