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 On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs...

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Cendre O'Caroll

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Date d'inscription : 23/11/2010
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Age du Personnage : 25
Alignement: Neutre Bon
Classe - Fonction: Mago-Technopolitain
MessageSujet: On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs...   Lun 19 Nov - 22:36

Round 1 : L'attaque.
Ou comment Cendre tenta de convaincre Onesime que s'en aller était une bonne chose...

Après l'incident assez désastreux sur les docs avec Billie et Djazz, Cendre su très bien qu'Onesime ne lui faisait pas confiance pour un sou. Elle se tint donc à carreaux pendant quelques semaines, évitant d'aller trop gambader, si ce n'était que pour poster ses lettres (entretenant avec son père une bonne correspondance). Bref, c'en était fini de ses escapades, elle redevenait une gentille petite bourgeoise. Ce qui lui tapa bien vite sur le système. Il lui sembla qu'il commençait à être temps d'annoncer la couleur: elle comptait partir. Mais la question suivante était de savoir comment...
Là, on entrait dans les sphères compliquées de la communication. Donc dans un premier temps, elle prit la température auprès de son professeur, essayant de voir s'il était bien luné à son propos ou toujours en colère. Mais il lui semblait évident qu'il ne pouvait être si facilement dupe. Un molosse, avec une ou trois têtes, reste un molosse, une barrière difficilement franchissable et encore moins facile à tromper.
Cependant, il fallut bien qu'un jour elle vienne frapper à son bureau, très décidée. Après tout, si il était pas content, c'était le même prix. Après l'autorisation cruciale, le "droit de passage" comme elle se plaisait à l'appeler, elle entra et referma la porte avec douceur. Prenant son courage à deux mains.
Il écrivait. Fallait donc attendre le feu vert. Pendant qu'elle décomptait lentement les secondes dans sa tête, elle put enfin capter son regard sur elle.

-Je venais pour vous parler de mon intention de quitter la maison, à vrai dire, sans détours.
- Tant mieux. Tourner autour du pot n'a jamais été mon truc. Enfin.
Il inspira profondément, se redressa.
-Donc, il me faut votre autorisation, enfin ce serait mieux.
- Mhhh ... J'aurais sans doute donné cette autorisation si tu m'avais prouvé que tu es apte à vivre à l'extérieur du petit cocon dans lequel nous vous gardons...

Et paf, c'était déjà perdu d'avance. Elle le regarda en silence un instant.
-C'est la notion de cocon qui étouffe.
-Oh c'est sûrement ça aussi qui vous pousse à toujours vous foutre dans la merde dès que vous mettez deux pas dehors. Oui sûrement...
Dit-il en souriant avec ironie.

Comme un combat de tennis, elle comptait les points. C'était clair qu'elle allait rien obtenir, mais abandonner si vite l'agaçait également.
Lui souriant en retour, elle reprit
-Oui c'est sûrement le fait que je n'en soit pas morte qui vous étonne le plus.
-Et vu comment vous persistez à vous comporter n'importe comment, je doute que vous teniez bien longtemps... Rien ne me prouve que vous êtes assez mature et indépendante pour vous en sortir seule. A moins que vous ne vous prostituiez.
-Sans la prostitution.

Il haussa des épaules. Elle se releva, pas la peine de devenir impertinente. Il lui faudrait plus de temps, et c'était fort ennuyeux.

-Ecrivez-moi ce que vous comptiez faire à l'extérieur. Comment vous vous y prendrez, comment vous vous habillerez.
Dit-il, la regardant fixement.
-Je vous demande de l'écrire pour que vous le réfléchissiez.
-Je le ferais avec ma plus belle et plus lisible écriture même.
Répondit-elle du tac au tac, sachant pertinemment qu'il y trouverait à redire.
-Faites le avec votre plus bel esprit pragmatique
Dit-il en soupirant.
- Les apparences, vous devrez vous les foutre là ou je pense...
Elle rit, rouvrant la porte
-Je préfère éviter.

Il lui sourit, silencieusement.

Constat : 1 à 0, mais rien n'était encore perdu. Du moins pas encore.

*

Round 2 : La contre-attaque.
Ou comment Cendre usa quand même de sa plus belle écriture pour rédiger une étude de sa vie future...

Il se passa encore plusieurs jours sans qu'elle ne commence vraiment la rédaction de sa lettre, où elle couru un peu à gauche, à droite pour organiser quelques détails qu'elle avait pu passer outre. Et finalement, elle s'y mit, cela lui prit du temps, pour que chaque phrase convienne à monsieur Onesime. Mais finalement, elle put aller lui porter sa lettre, environ une semaine après.
Le résultat ne fut pas trop mauvais, il ne critiqua pas d'emblée et ne posa que quelques questions. Il fallait dire qu'il suffisait d'un minimum de bon sens pour s'en sortir sur ce point là.
Puis vint la fatidique question:

-Quel est votre but ? Sortir de Stearn Road?
-Entre autre. J'aimerais pouvoir prendre contact avec d'autres civilisations que les Technologues à long terme. Mais avant, je voulais surtout voir les bibliothèques des autres quartiers qui en sont pourvus.
-Va falloir faire un grand effort vestimentaire.
Dit-il en s'asseyant derrière son bureau, soupirant.
- Je suppose que même si je refusais vous irez le demander à votre père qui, de toute façon vous cédera tout.
-Vous supposez juste, mais comme je l'ai dit, j'aimerais votre accord aussi.
Onesime la regarda droit dans les yeux.
- Je ne peux pas donner cet accord. En tout cas, si ça ne tenait qu'à moi, il serait hors de question pour vous que vous pensiez même à sortir de Stern Road. Je suis réaliste et je sais que vous auriez bien plus d'ennuis que n'importe qu'elle autre petite fille de bourgeois. Vous allez en baver. Je vous le dit sans détour parce qu'entre nous c'est ainsi : on va vous passer dessus. Même si on vous regarde de travers à Stern Road au moins, vous y êtes en sécurité et vous pouvez vous ballader en vous moquant de ses cul cousu d'or qui ne vous emmerderons pas pour la simple et bonne raison que vous êtes sous l'aile d'un Montberry, et d'un avocat.
Il inspira profondément
-J'enverrai une lettre à votre père, disant ce que je pense. ça ne tient plus qu'à moi de vous retenir.

Cendre l'écouta sans ciller, elle savait qu'il n'avait pas tors, mais ne partageait pas son avis parce que pour elle, rester à Stern Road c'était trop limité. Elle ne répondit pas, un peu vexée mais dans le fond, elle le savait.
-J'aurais aimé rester en bons termes avec vous.
-Je comprends. Et ça vous sera utile je pense. Avoir un point de chute quoi qu'il arrive c'est toujours une bonne chose. Enfin ... Quand comptez vous partir?
-D'ici à quelques semaines...
Il hocha la tête.
-très bien...
Dit-il, la regardant tout simplement, puis lui sourit
- Je serais enfin débarassé de vous. Plus besoin de vous courir après.
-Parce que vous me courriez après?
Demanda-t-elle, avec un air innocent avant de vite se reprendre, souriant:
-Je suis désolée de tous les soucis que j'ai pu causer.
-Oui oui, c'est ça. Allez, filez.

Constat : 2 à 0, mais l'espoir fait vivre, et s'il ne le fait, c'est le même prix.

*

Round 3 : Le retour de la contre-attaque.
Ou comment Cendre gagna au moins un point grâce à son talent naturel pour faire de son père ce qu'elle veut, même à distance.

C'est ainsi que débuta la rédaction de deux lettres, la première flatteuse d'une jeune femme en quête de liberté, la deuxième expliquant le point de vue sec d'un homme mûr habitué au confort dont il avait su s'entourer.
Mais au final, Onesime ne fut pas si chien que ça, il appuya Cendre, écrivant que finalement elle partirait quand même et que ça ne lui ferrait peut être pas de mal de se frotter à la vie. Il lui expliqua aussi qu'elle savait ou ils habitaient et qu'elle pourrait compter sur un point de chute sûr.
Du coup, même s'il hésita beaucoup, le coeur en sucre de Tuhitep craqua et il envoya son approbation que Cendre s'en aille à Onesime, et une autre lettre beaucoup plus dégoulinante à sa fille. Quand elle la reçut et obtint donc ce qu'elle désirait, Cendre fut fortement satisfaite, même si ça lui pinçait un peu le coeur d'avoir dû passer par dessus l'autorité d'Onesime pour ça.
Onesime lui continuait sa vie tranquille alors qu'Honoré n'avait été mit au courant de rien, reçut l'approbation de Tuhitep, se trouvant au dépourvu. Il montra clairement sa peine à Cendre, voulu lui acheter des trucs qui lui serait utilement inutile.
Heureusement l'obstacle d'Honoré fut facile à contourner, et avec force d'argument, elle put partir sans avoir à emporter une maison.
Honoré parut triste, prit les mains de Cendre, lui fit un discourt comme quoi il lui manquerait, qu'elle était comme une fille pour lui et blah blah blah... Onesime l'intérrompit en prennant la valise de Cendre pour l'emmener dehors. Heureusement, car le discours qui allait finir par être aussi écoeurant que l'un de Tuhitep à son égards, durait déjà depuis un moment et risquait de la retenir en ces lieux jusqu'au soir.

Onesime l'aida à sceller, entre eux deux, il n'y avait que le silence. Elle glissa ses affaires dans les fontes de la selle. Onesime la regarda faire, sans un mot.
- Et bien, bonne chance
Finit-il par dire.
- Et bon débarras
-Merci pour tout.
Ce fut sa seule réponse, pas la peine de relever la dernière phrase.
-ça s'éternise, allez-y.
DIt-il simplement, les mains dans les poches. Sans en ajouter plus, elle parti dans la rue, et grimpa sur le dos de Poltergeist une fois éloignée. Filant à travers le quartier jusqu'à la première auberge qu'elle avait repérée. Maintenant, elle allait pouvoir pousser ses recherches plus loin...

Constat : 2 à 1, mais même si ce score est inégal, c'est quand même le plus faible qui l'emporta au final.
Morale : Il n'y en pas.
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