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 Soirée chez Harry

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Ethan Millers

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MessageSujet: Soirée chez Harry   Dim 16 Sep - 15:13

00 :25
Je déteste ce genre de soirée …

La musique résonne comme un bruit sourd et agressif à mes oreilles, les gens se déhanchent et se frottent les uns contre les autres comme des animaux en chaleur… L’ambiance est sale et moite, pleine de sueur, d’alcool et de sexe. Il est tard, je suis fatigué. Qu’est ce que je fous là … ?

D’habitude j’envois toujours un larbin régler les affaires pour moi dans ce genre d’endroits mais là il fallait que je me déplace moi-même, fait chier... La profusion de toutes sortes de stupéfiants, cocktails et autres me donne mal au crâne. Ce genre de migraines que vous préférez éviter autant que vous le pouvez vous savez ? Le gars que je cherche est quelque part ici, je le trouve, il me montre le potentiel de son nouveau business et je me tire très vite. Faut pas que je m’éternise. J’vais essayer cette porte.

Ah… l’odeur de la clope, des cigares et des joints… Le tout mélangé dans un aquarium de fumer lourde et nauséabonde me fait avoir des haut-le-cœur. Je me demande comment je fais pour pas gerber. Je cherche du regard. Mes yeux me piquent et je me tape de sales vertiges depuis que je suis entré là dedans. Je commence à transpirer, j’espère que c’est à cause de la chaleur.

- Hey, je cherche Harry.

Les gars avachis sur les canapés ont l’air complètement déchirés. Je ne sais même pas s’ils ont compris que c’était une question que je leur posais. Celui du fond, près d’une autre porte de l’appart’ me répond en planant. C’est pas trop tôt.

- Il doit être à l’étage mec ….

Pas la peine de gaspiller davantage ma salive avec eux. Je referme la porte de cet enfer fumeux derrière moi. De retour dans le salon, je me presse de trouver l’escalier. Les vertiges ne se sont pas arrêtés, je me sens mal. Froid, chaud, lourd, léger, toutes ces sensations s’enchaînent trop vite dans mon corps et dans ma tête. Je tremble un peu.

Je grimpe deux à deux les marches étroites, quelqu’un m’attrape le bras. Je tourne la tête pour mieux voir et me retrouve plaqué contre un mur par une femme, rousse, aux seins remontés jusqu’au cou qui se colle à moi de façon grossière. J’ai vraiment pas le temps pour ce genre de conneries, comment je vais faire pour m’en débarrasser ? Je tourne mon regard vers les chambres, Harry doit être là-haut quelque part. Retour à la femme sans l’avoir décidé, elle ramène toujours mon visage vers elle, je déteste ça. Pour qui elle se prend ? Je la pousse un peu pour pouvoir me frayer un passage à travers la masse de gens qui me bloque l’entrée du couloir à l’étage. Elle me suit. Soupire, elle ne lâche vraiment pas l’affaire. Elle a dû penser que le regard vers les chambres était une invitation malsaine de ma part… Bravo Ethan. Enfin, tant qu’elle ne me gêne pas plus, elle a qu’à me suivre si ça l’amuse, quand je trouverais Harry elle se retrouvera de toute manière nez contre porte et ira emmerder quelqu’un d’autre que moi.

Les chambres … Je me passe de chercher les détails. Elles sont aussi glauques les unes que les autres. Même pas besoin d’ouvrir les portes pour savoir si les gars là-dedans prennent leur pied ou pas, les cris de ces pauvres nanas trop déchirées pour capter qu’elles se font violer suffisent amplement. Je frissonne. J’aime pas ça.

- Ca t’excite ?

Ah, la rousse, je l’avais presque oublié…

- Ouais, j’suis trop à fond mais j’intériorise là sinon mon calbute implose…

Elle rit. Son cerveau doit être en bouillis. Pauvre fille.

Bref, Harry. Une porte ouverte au fond du corridor laisse entrevoir un bout de bureau. Je m’approche doucement pour mieux voir.

- Hey tu vas ou ? C’est ici les chambres… !
- Ouais ouais…

Mais c’est qu’elle insiste en plus. Je lui fais lâcher la manche de ma chemise d’un geste agacé. Elle me la froisser. Pas de jurons, ça sert à rien. J’arriverais juste à me faire sauter dessus par tous ces espèces de mecs en rut qui stagnent adossés contre le moindre pan de mur disponible, guettant la moindre friction entre deux individus pour déclencher une castagne.

Je me glisse dans l’entrebâillement de la porte. Harry est bien là. Enfin. Mes tempes commencent déjà à me taper sur le système et je me frotte souvent les yeux. J’imagine même pas ma tronche. Il me voit et demande à ses charmantes conquêtes de le laisser seul avec moi.

- Entre Millers !

D’un geste totalement gratuit et libérateur, je claque la porte derrière moi. La rousse râle de l’autre coté du bois, je souris, satisfait d’être débarrassé d’elle.




01 : 12

Je sors du bureau d’Harry. Son histoire de business n’est pas inexploitable. Je la garde sous le coude. Je traverse à nouveau le corridor, veut passer devant les chambres, vite, ma nuque et mes mains sont ankylosées, mes yeux me brûlent et cette putain de migraine qui se fait de plus en plus violente me transcende la tête comme un poignard crade. J’ai trop chaud, il faut que je sorte. Il me faut de l’air frais.

Merde … La rousse …. Elle a attendu que je sorte ? Sérieux … Elle a pas mieux à faire que …. ? Génial, elle vient dans ma direction.

- Je pars.

Peut être qu’elle me lâchera comme ça. Elle m’embrasse en me collant de nouveau, plus intensément, contre un mur. C’est raté.

Elle est encore plus remontée que tout à l’heure, et encore plus entreprenante apparemment. Je grandis mon cou pour qu’elle abandonne ma bouche, qu’elle arrête de me toucher. La tête en l’air, trop haute pour elle, elle finit par lâcher prise. Super. Ou pas. Voilà maintenant qu’elle descend trop bas. C’est pas vrai… ! Je veux juste partir ! Je la retiens de faire ses conneries comme je peux… et me voilà avec une femme dans les bras. Elle a eu ce qu’elle voulait finalement, cette entêtée... Tiens ? Je n’avais pas sentis cette odeur tout à l’heure. Une odeur de parfum féminin. C’est elle ? Tout ce que je respirais depuis le début de soirée puait le renfermé et la sueur chaude mais cette fragrance, mélangée à toutes ces effluves âpres, remplit mon nez comme si j’inhalais à pleins poumons une baguette d’encens. C’est planant. Je sens mes pupilles se dilater. Ca me plait.

Non.

Je dois partir. Je n’aime pas ce genre d’endroit justement à cause de « ça ».

Malgré ce que j’en pense, je la laisse me tirer contre elle. Et par la cravate en plus ! Elle recommence à mettre ses mains partout. Je me dégoute et pourtant… je me dis… pourquoi pas ? Je me masse la nuque, mes cervicales sont en train de s’effondrer sur elles-mêmes. Je ne tiens pas à rester dans cet appart’ faux, spacieux, lisse, traître.


01 : 49

Je rentre chez moi …. Accompagné.
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Ethan Millers

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MessageSujet: Lendemain de soirée.   Dim 23 Sep - 19:36

Lendemain de soirée - Appartement d'Ethan Millers
9 : 13


Un klaxon.

La luminosité matinale me réveille doucement, accompagnée par le bruit sourd des pots d’échappement et de la foule qui se presse dans la rue en contrebas. La fenêtre de la chambre est ouverte, l’air est un peu frais et me caresse le visage paisiblement. J’ouvre tant bien que mal un œil, encore sec et collé à cause de la fumée horrible qu’il y avait chez Harry la veille et lève lourdement la tête en me grattant derrière l’oreille. Saletés d’épis … Ils abandonnent vraiment jamais… Je soupire, me redresse en m’étirant, me raclant paresseusement la gorge. Les os de mon dos remontent doucement le long de ma colonne et craquent un peu comme s’ils se réveillaient eux aussi. Un coup d’œil encore léthargique autour de moi. L’appart’ paraît très blanchâtre aujourd’hui, serein, anormal…. Presque innocent.

Une main me caresse le flanc gauche en remontant sur mon torse. Elle est douce et tiède … Je ferme les yeux en absorbant sa chaleur.

… Une main ?

Ah. Emilie… Apparemment elle est éveillée depuis plus longtemps que moi vu son sourire comblé. J’préfère pas imaginer depuis combien de temps elle me regarde roupiller comme un gamin… Enfin, tant qu’elle ne pose pas de questions, elle peut bien passer la matinée avec moi…



J’aime son parfum. Sucré, un soupçon poivré…. Elle se colle à moi, décidément c’est une manie chez elle. Je n’arrive pas à baisser ma garde malgré moi, malgré qu’elle me cherche et qu’elle me taquine pour trouver une faille. Je la regarde simplement faire. Ca a toujours été comme ça.

Je ne bois pas beaucoup, je ne me drogue pas, je n’ai pas de relation stable… Mon seul vice et la seule saloperie sur laquelle je tire à longueur de temps sans état d’âme, c’est ma clope. A chaque fois c’est pareil … J’me dis, ça me coûterait quoi de m’occuper un peu d’elle ce matin, de faire connaissance, de tisser des liens ? Et nan, je bloque… Je sais trop de choses, sur trop de monde, pour pouvoir réagir autrement que sur la défensive. Je fais pas dans la légalité ni dans l’humanitaire. J’en suis conscient. Si je ne me méfie pas, si je laisse échapper quelque chose, n’importe quoi, une info, un nom, un chiffre… je peux me mettre en danger, faire rentrer en ligne de compte la vie de mes connaissances, de mes proches, et pire, de Seth ou de Vassili …

C’est trop risqué. Elle m’enlace.


- Hey… ?


Faut que je lui propose un petit déjeuner, ma gueule doit juste être horrible à regarder pour le moment.


- Tu prends quoi au petit déjeuner d’habitude ?

- Euh, un café et un croissant ?


Je lui réponds un « ok » rapide, trop froid. J’ai presque honte. Elle me regarde désappointée, elle ne comprend pas. C’est normal. Direction la cuisine d’un pas pénible. L’ambiance est pesante, en suspend. En voyant la cafetière dans l’angle du comptoir, j’ai l’impression que mes muscles se détendent et que la tension qu’il y avait avant, dans la chambre, s’évapore petit à petit. Je la mets en route machinalement. Elle vrombit et fait chauffer l’eau pendant que je prépare le café. Je n’ai pas de croissants… Si en fait. Un seul. Dans le micro-onde, par habitude. J’hésite puis finalement, j’appuie sur le bouton pour le réchauffer.
C’est un bien maigre dédommagement au vu de mon comportement mais c’est la seule chose que je peux lui offrir avant de la faire partir.
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